

Rapport annuel 2025
SPF Sécurité sociale
Une sécurité sociale durable et inclusive pour tous !
Aperçu
Avant-propos du président
Avant-propos
“L’année 2025 a commencé avec la formation du nouveau gouvernement fédéral De Wever. Notre SPF a joué un rôle important dans la mise en route des cellules stratégiques et dans le soutien professionnel aux ministres Vandenbroucke, Beenders et Simonet. L’accord de gouvernement énonçait d’importants défis en lien direct ou indirect avec les domaines politiques de la protection sociale. Dès le départ, nous avons posé les bases d’une collaboration constructive, fondée sur la confiance mutuelle.
Outre les priorités politiques pour cette nouvelle législature, le gouvernement a également décidé de réformer l’administration fédérale et de réaliser des économies substantielles sur les moyens de fonctionnement et les budgets de personnel. L’impact de ces décisions s’annonce considérable, en particulier pour les départements qui ne sont pas liés à la sécurité, comme notre SPF. Il est clair que nous ne pourrons pas continuer à travailler comme par le passé. L’année 2025 a été celle de l’élaboration de plans sur différents fronts. Il est évident que mettre en œuvre tous ces plans tout en continuant à garantir la qualité du service rendu aux citoyens constituera un défi de taille. Un plan d’économies ambitieux a été préparé. Nous avons également entamé avec nos ministres le débat concernant les tâches clés du SPF Sécurité sociale. En parallèle, nous avons aussi préparé la fusion du SPF Sécurité sociale avec le SPF ETCS et le SPP Intégration sociale, avec pour objectif d’aboutir durant cette législature à un service public performant et tourné vers l’avenir, combinant plus-value en termes de contenu et économies d’échelle.
Malgré l’impact de ces plans sur la charge de travail , d’importants processus de réforme ont également été actionnés par nos ministres compétents et nous apportons également notre soutien à la cellule stratégique du ministre des Pensions, Jan Jambon, dans le cadre de la réforme des pensions. Des avancées considérables ont été réalisées en collaboration avec le Service fédéral des Pensions et l’INASTI. La réforme tant attendue de la loi de 1987 relative aux allocations aux personnes handicapées a été mise en chantier en collaboration avec la cellule stratégique du ministre Beenders. Parallèlement, des progrès notables ont également été réalisés en matière de transformation numérique et d’automatisation au sein de la DG Personnes handicapées. Citons notamment l’outil dédié aux cartes de stationnement et la délivrance automatique de la carte EDC. Ces innovations augmentent la qualité, l’efficacité, l’accessibilité et la transparence de nos services.
Le SPF Sécurité sociale est une organisation en réseau qui repose sur une bonne collaboration avec les cellules stratégiques, les partenaires institutionnels dans le vaste domaine de la protection sociale (IPSS, CPAS, mutualités) et les conseils et commissions qui représentent des groupes spécifiques de notre société, comme le Conseil Supérieur National des Personnes Handicapées (CSNPH), le Conseil national du Travail (CNT) et le Comité Général de Gestion pour le statut social des travailleurs indépendants. Cette collaboration a également porté ses fruits en 2025, notamment dans le cadre de la préparation des réformes précitées. Je suis par ailleurs particulièrement fier du vaste processus de participation et de consultation que nous avons mis en place en collaboration avec le ministre Beenders, dans le but d’assurer une préparation de qualité des politiques.
Enfin, je tiens à exprimer mes sincères remerciements à l’ensemble de nos collaborateurs. Cette année a été difficile, mais leur ardeur, leur expertise et leur engagement font toute la différence. Des centres de reconnaissance du handicap aux services d’appui politique, des chercheurs scientifiques aux experts juridiques, en passant par les services de support : chaque initiative témoigne de leur dévouement et de leur professionnalisme. Le comité de direction prend sans cesse des mesures pour continuer, malgré un contexte difficile, à veiller au bien-être et à la motivation de nos atouts les plus précieux.
Ensemble, nous continuons à bâtir un service public efficace, innovant et socialement engagé, prêt à relever les défis de demain.“
– Peter Samyn –
Président du comité de direction
D’excellents services aux citoyens

D’excellents services aux citoyens

Personnes en situation de handicap

Travailleurs des arts
Personnes en situation de handicap
Personnes en situation de handicap
Rapport annuel 2025

Personnes en situation de handicap
Personnes en situation de handicap – Introduction par Julie Clément
Entre ambition et réalité quotidienne
“2025 a été une année charnière pour la DG Personnes handicapées. Entre un cadre législatif qui trouve son origine en 1987 et une société où l’inclusion est inscrite dans la Constitution depuis 2021, notre organisation est confrontée à un double mouvement : participer à la réforme de la loi tout en continuant à appliquer la réglementation en vigueur.
Environ 30 % des personnes en situation de handicap en Belgique sont toujours exposées au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale et leur taux d’emploi reste inférieur à la moyenne européenne. Cela montre clairement que la législation, les processus et les services doivent évoluer en permanence, alors même que notre organisation est confrontée à un contexte budgétaire particulièrement tendu.
Les économies fédérales ont conduit en 2025 à un gel temporaire du plan de personnel et ont accru la pression sur le fonctionnement quotidien. Notre mission est toutefois restée la même : soutenir l’indépendance économique et l’autonomie des personnes en situation de handicap. Des chiffres éloquents, tels que 155 000 évaluations du handicap et 264 000 personnes bénéficiant d’une allocation mensuelle, témoignent de l’ampleur de cette mission. Derrière chaque chiffre se cache une personne pour laquelle notre soutien est essentiel, ainsi que l’engagement de nos collaborateurs. Cet engagement est le moteur de la DG HAN, aujourd’hui et à l’avenir. Il faudra faire des choix conscients pour le maintenir.
Afin de continuer à garantir un service de qualité avec des moyens limités, il est devenu de plus en plus important de trouver des moyens innovants pour assurer notre fonctionnement quotidien et préserver l’accessibilité de nos services. Non pas parce que la technologie est une fin en soi, mais parce qu’elle soutient nos collaborateurs et renforce nos services. Certains de ces projets sont présentés dans ce rapport annuel.
En 2026, nous continuerons à construire : un cadre juridique modernisé, une communication accessible et claire avec les citoyens, une innovation numérique qui réduit la charge de travail et améliore la qualité, et une organisation qui, malgré les contraintes budgétaires, continue à œuvrer pour une société inclusive dans laquelle chacun peut participer pleinement.”
– Julie Clément –
Directrice générale de la DG Personnes handicapées
Personnes en situation de handicap – Chiffres clés

Chiffres clés
Chiffres clés
- 581 987 personnes ont obtenu la reconnaissance de leur handicap par la DG HAN.
- Nos évaluateurs ont réalisé 155 334 évaluations du handicap en 2025.
- 264 250 personnes reçoivent chaque mois une allocation, soit une augmentation de 4 % par rapport à 2024. 27 608 personnes reçoivent uniquement une allocation de remplacement de revenus, 106 868 personnes reçoivent uniquement une allocation d’intégration, 129 774 personnes combinent les deux allocations.
- 2,93 milliards d’euros versés (prix courants*).
- Montant mensuel moyen : 938 euros (prix courants*).
- 507 301 cartes de stationnement pour personnes en situation de handicap en circulation, dont 71 440 délivrées en 2025.
* Les prix courants sont les prix exprimés en valeur monétaire d’une année donnée, sans correction de l’inflation.

Nombre de dossiers à traiter et traités par produit (attestation, ARR/AI et carte de stationnement)
- Ces chiffres comprennent tous les dossiers (demandes à l’initiative de la personne en situation de handicap et révisions à l’initiative de la DG HAN).
- Instructions ouvertes = dossiers à traiter.
- Instructions clôturées = dossiers traités.


Dossiers traités concernant les allocations
- Tendance des ARR-AI clôturés par type au cours des 4 dernières années (source interne, à l’initiative de la DG HAN).
- Tendance du nombre d’ARR-AI clôturés par type au cours des 4 dernières années (source externe, à l’initiative de la personne en situation de handicap).

Délai de traitement médian en jours des ARR-AI
- Délai de traitement médian = nombre de jours calendaires entre le dépôt de la demande par le citoyen et notre décision.

Personnes en situation de handicap – Soutien à la politique

Soutien à la politique
Une nouvelle législature, une orientation commune vers l’inclusion
En 2025, la DG Personnes handicapées (DG HAN) a collaboré à l’élaboration d’une politique mieux adaptée à la vie des personnes en situation de handicap. Cette initiative relève de la compétence du ministre Rob Beenders, responsable des personnes handicapées au sein du gouvernement fédéral.
Ainsi, les choix politiques ne se traduisent pas seulement a posteriori par des améliorations concrètes pour les citoyens, mais ils sont également basés sur ce que les citoyens vivent. À cette fin, la direction Soutien au management et à la politique au sein de la DG HAN recueille les expériences des personnes en situation de handicap, les signaux des travailleurs de première ligne et les commentaires des organisations partenaires.
Étant donné que de nombreux thèmes – tels que le travail, les aides et l’accessibilité – concernent différentes autorités, une conférence interministérielle sur le handicap a également eu lieu en 2025. À cette occasion, le gouvernement fédéral, les régions et les communautés se sont concertés. Cela permet de travailler au suivi des recommandations des Nations unies en matière d’inclusion. L’organisation de cette concertation a été soutenue par la DG Coordination des politiques et Relations internationales du SPF Sécurité sociale.
L’accès à l’emploi est une priorité importante du gouvernement fédéral. Pour les personnes en situation de handicap qui peuvent et veulent travailler, des solutions sont recherchées afin qu’elles puissent travailler sans perdre leur sécurité financière. Le travail renforce l’autonomie et la participation à la société.
Par ailleurs, la réforme de la loi obsolète de 1987 relative aux allocations aux personnes en situation de handicap a été lancée. Cette réforme doit permettre de clarifier les règles, de simplifier les procédures et de mieux répondre à la réalité d’aujourd’hui.
Ensemble, ces actions témoignent d’un choix clair de placer l’inclusion au coeur des préoccupations, en renforçant la coopération et en modernisant davantage la politique en faveur des personnes en situation de handicap, même dans un contexte budgétaire difficile.
Lancement de la réforme de la loi de 1987 : renforcer l’inclusion, rendre le travail rémunérateur
Le 11 décembre 2025, le ministre Rob Beenders a lancé la réforme de la loi de 1987 relative aux allocations pour personnes handicapées. Cette loi définit aujourd’hui qui a droit à une allocation et à quelles conditions. Elle est toutefois obsolète et ne correspond souvent plus à la réalité de la vie quotidienne.
L’objectif de la réforme ? Simplifier les règles, permettre de concilier travail et allocation, favoriser l’inclusion dans la société et renforcer les services.
La réforme est un processus participatif impliquant des associations de personnes en situation de handicap, des mutualités, des institutions universitaires, le Conseil supérieur national des personnes handicapées, les administrations locales et d’autres partenaires.
Ce processus participatif se poursuivra en 2026, avec des groupes de travail thématiques chargés de concrétiser davantage les propositions de réforme.
L’expérience des jeunes atteints de maladies chroniques comme source d’inspiration pour des choix politiques inclusifs
Afin de mieux comprendre la réalité des jeunes atteints de maladies chroniques, la Hogeschool PXL et Esperity ont mené une étude à la demande du SPF Sécurité sociale et en collaboration avec l’INAMI.
L’ambition finale : améliorer leur accès aux droits sociaux et renforcer leur participation à la vie sociale.
Les témoignages des jeunes lors de la journée d’étude du 4 juin 2025 ont permis d’identifier des pistes d’action concrètes pour lutter contre le non-recours aux droits sociaux. Sur la base des conclusions de l’étude, plusieurs recommandations ont été formulées. Elles soulignent la responsabilité partagée de toutes les institutions et autorités pour garantir l’inclusion de ces jeunes et un accès optimal à leurs droits.
Une approche coordonnée — fondée sur une information centralisée, un accompagnement proactif et un cadre réglementaire adapté — est essentielle pour promouvoir leur autonomie et leur pleine participation. Les résultats de cette étude seront pris en compte dans la réforme de la loi sur les allocations.
Vers la norme ISO 9001 : harmoniser la qualité et l’ancrer comme norme dans notre fonctionnement
Depuis plusieurs années, la DG HAN s’efforce d’offrir des services plus équitables et plus cohérents dans ses dix centres régionaux de reconnaissance du handicap. En 2025, une étape importante a été franchie dans ce sens grâce à la poursuite de l’harmonisation de la manière dont les personnes en situation de handicap sont évaluées et les décisions sont prises.
L’accent a été mis sur les trois volets essentiels de nos services : l’évaluation multidisciplinaire du handicap, l’examen administratif de la situation socio-économique d’une personne et le contact avec les citoyens. Grâce à des critères d’évaluation uniformes et à un contrôle de qualité renforcé, nous visons des décisions correctes et équitables, quel que soit le lieu où la demande est traitée.
Ces choix en matière de qualité ont une valeur ajoutée évidente pour les citoyens, mais ils s’accompagnent également d’une réalité : les évaluations minutieuses et multidisciplinaires prennent du temps. Cela ne signifie donc pas que les dossiers peuvent être traités plus rapidement.
La poursuite de la certification ISO9001 (la principale norme internationale de qualité) est un objectif commun à tous les collaborateurs de la DG HAN. Cela reflète notre souci constant d’améliorer le service aux citoyens. Avec cette approche, la DG HAN confirme son engagement en faveur de services fiables, cohérents et centrés sur l’humain.
Personnes en situation de handicap – Allocations

Allocations
Qu’est-ce qu’une allocation ?
Une allocation est une somme d’argent qu’une personne reçoit chaque mois à titre d’aide. La DG HAN octroie deux types d’allocations. L‘allocation de remplacement de revenus (ARR) est destinée aux personnes qui ne peuvent pas ou peu travailler en raison d’un handicap. Ces personnes ont une “apacité de gain” réduite. Cela veut dire qu’elles ne peuvent gagner que moins d’un tiers de ce qu’une personne sans handicap peut gagner sur le marché du travail. L’allocation d’intégration (AI) est destinée à compenser partiellement les coûts supplémentaires qu’une personne doit supporter en raison de son handicap afin de pouvoir participer à la vie sociale (intégration).
Des informations complémentaires sur les allocations sont disponibles sur notre site web.
Chiffres relatifs aux allocations
- 264 250 personnes reçoivent chaque mois une allocation : 27 608 personnes reçoivent uniquement une allocation de remplacement de revenu, 106 868 personnes reçoivent uniquement une allocation d’intégration, 129 774 personnes combinent les deux allocations. Cela représente une augmentation de 17,8 % par rapport à 2021.
- Si l’on examine les chiffres des dix dernières années, on constate que le nombre de bénéficiaires d’une ARR et/ou d’une AI continue d’augmenter régulièrement au fil du temps.
- Parmi les personnes qui reçoivent une ARR/AI, 52,1 % vivent en Flandre, 37,9 % en Wallonie, 9,2 % à Bruxelles et 0,7 % en Communauté germanophone.
- Une décision a été prise concernant 36 980 premières demandes d’allocation.
- 66,1 % de ces demandes ont été refusées
- Dans 45,7 % des refus, le score obtenu lors de l’évaluation du handicap ou de la capacité de gain était insuffisant.
- Dans 23,9 % des refus, les revenus étaient trop élevés.
- En outre, dans 22,7 % des refus, les informations disponibles étaient insuffisantes pour prendre une décision.
- Le délai médian entre l’introduction d’une première demande d’allocation et notre décision administrative est de 157 jours civils (5,7 mois). Cela comprend, par exemple, le temps nécessaire pour évaluer le handicap ou la capacité de gain et pour procéder à une évaluation administrative des conditions telles que le revenu ou la situation familiale. Cela ne comprend pas le temps imputable au citoyen (par exemple, en cas d’absence à une évaluation).
- Il faut 136 jours civils (4,6 mois) pour que nos évaluateurs du handicap prennent une décision.
- Nous avons versé 2,93 milliards d’euros d’allocations. Les personnes qui ne bénéficient que de l’allocation d’intégration reçoivent en moyenne 349 euros par mois. Les personnes qui ne bénéficient que de l’allocation de remplacement de revenus reçoivent en moyenne 924 euros par mois. Les personnes qui bénéficient des deux allocations reçoivent en moyenne 1 425 euros par mois, dont 934 euros pour l’ARR et 491 euros pour l’AI.


Concertation proactive avec le SPP Intégration sociale afin de limiter les demandes injustifiées de personnes qui perdent leurs allocations de chômage
La réforme des règles en matière de chômage par le gouvernement fédéral entraîne un report d’une partie des exclus vers les autres systèmes d’aide sociale, et par conséquent aussi une augmentation du nombre de demandes auprès de la DG HAN. Afin d’éviter que des citoyens ne soient indûment orientés vers nous, nous avons créé un groupe de travail interne chargé à la fois de suivre de près l’évolution de la situation et de proposer les actions nécessaires. Nous nous concertons de manière proactive avec le SPP Intégration sociale afin de gérer les conséquences de cette réforme et de limiter les demandes inutiles.
Nos chiffres montrent que de nombreuses demandes sont refusées parce qu’il n’y a pas de raison médicale justifiant une allocation: 62 % des demandes introduites par l’intermédiaire des mutuelles et 68 % de celles introduites par l’intermédiaire des CPAS sont rejetées. Le traitement de ces dossiers allonge le temps d’attente pour tout le monde. En informant mieux les partenaires sur les conditions d’accès à nos services, nous évitons les demandes inutiles et les faux espoirs chez les citoyens.
Si cette collaboration porte ses fruits, nous pourrons mobiliser nos ressources là où elles sont le plus nécessaires : en faveur des personnes qui sont réellement en situation de handicap et qui ont droit à notre soutien.
Nous travaillons à l’élaboration de directives claires pour nos partenaires, afin que les citoyens obtiennent plus rapidement les informations correctes et que nous puissions gérer au mieux les délais de traitement des demandes fondées.
Un service d’excellence grâce une automatisation efficace : 8 000 révisions traitées en à peine trois jours
Grâce à l’automatisation des processus, la DG HAN a considérablement accéléré le traitement des révisions quinquennales en 2025. Une révision « d’office » est un contrôle effectué par la DG HAN lorsqu’un dossier n’a pas changé depuis plus de cinq ans. Nous vérifions alors à nouveau si une personne a droit à une allocation ARR ou AI, sur la base de données administratives telles que la situation familiale et les revenus, sans que le citoyen n’ait à faire quoi que ce soit.
En 2025, nous avons lancé un projet pilote avec Robotic Process Automation (RPA), dans le cadre duquel un programme informatique reprend les tâches répétitives que les gestionnaires de dossiers effectuaient auparavant manuellement dans notre logiciel de gestion des dossiers. Cette solution créative nous a permis de gagner beaucoup de temps en attendant l’arrivée d’un nouveau logiciel. Le programme a été testé pour les dossiers qui n’avaient pas subi de modification (environ 8 000 des 16 000 révisions). Ceux-ci ont été traités en à peine trois jours, alors que cela prenait auparavant des mois. Les citoyens obtiennent ainsi beaucoup plus rapidement des informations claires sur leur dossier.
Comme le programme prend en charge les tâches routinières, les gestionnaires de dossiers peuvent consacrer plus de temps aux dossiers complexes et à l’accompagnement personnalisé des personnes en situation de handicap. Cette automatisation permet donc non seulement de gagner en efficacité, mais aussi de renforcer la qualité du service.
Échange de données numériques pour un service efficace
Depuis fin 2025, la DG HAN échange automatiquement des données avec ses partenaires pour les allocations familiales et le chômage. Début 2026, cela a été étendu au revenu d’intégration et aux indemnités de maladie, entre autres. Nous appliquons systématiquement le principe de la collecte unique des données, afin que les personnes en situation de handicap ne doivent pas fournir sans cesse les mêmes informations à différents services.
Nos collaborateurs sont formés pour utiliser ces flux de données de manière optimale. Cela porte ses fruits : avant, nous envoyions des lettres pour demander ces informations ; aujourd’hui, nous pouvons réduire les frais postaux d’environ 50 %. De plus, le contrôle administratif est beaucoup plus rapide, ce qui nous permet de traiter les dossiers plus facilement.
La situation d’une personne change pendant que nous examinons son dossier ? Grâce à nos nouveaux outils, nous voyons désormais automatiquement apparaître les éventuelles modifications du revenu de remplacement. Nous pouvons immédiatement les intégrer dans le calcul sans que la personne concernée ne doive entreprendre quoi que ce soit. Cela permet aux gens de gagner du temps et d’éviter les formalités administratives, tout en garantissant que le dossier soit toujours traité sur la base des données les plus récentes.
Personnes en situation de handicap
Personnes en situation de handicap – Cartes de stationnement

Cartes de stationnement
Qu’est-ce qu’une carte de stationnement ?
La carte de stationnement permet aux personnes en situation de handicap, en tant que conducteur ou passager, de stationner sur des places réservées en Belgique. Vous trouverez plus d’informations sur notre site web.
Chiffres relatifs aux cartes de stationnement
- En 2025, nous aurons délivré 71 440 cartes de stationnement.
- Fin 2025, 507 301 cartes de stationnement étaient en circulation.
- En 2025, 458 251 cartes de stationnement uniques ont été contrôlées à l’aide de l’application Handi2Park.
- Cette application a été développée par la DGHAN pour les services de police et pour toute personne qui souhaite constater des infractions de stationnement dans le cadre du dispositif des sanctions administratives communales (SAC) Grâce à l’application, ils peuvent scanner une carte de stationnement et vérifier dans notre base de données si elle est valide ou non. À partir de leurs propres bases de données, ils peuvent ensuite identifier le propriétaire du véhicule et émettre des amendes.
- Le délai moyen entre l’introduction d’une première demande de carte de stationnement et notre décision est de 44 jours calendaires (1,4 mois).

Handi2Park : contrôles ciblés et coopération structurelle contre les abus
Au cours de l’année écoulée, la DG Personnes handicapées a encore renforcé son engagement contre l’utilisation abusive des cartes de stationnement. La collaboration structurelle avec les zones de police et l’utilisation de l’application web Handi2Park occupent une place centrale dans cette démarche.
Handi2Park permet aux services de police et aux contrôleurs compétents de vérifier immédiatement la validité d’une carte de stationnement sur la base de son numéro unique, sans accès à des données personnelles.
Grâce à ce support numérique, les contrôles sont plus efficaces et plus ciblés. Cela augmente non seulement les chances de détecter les fraudes, mais contribue surtout à garantir que les places de stationnement réservées restent effectivement disponibles pour les personnes en situation de handicap.
Afin de souligner l’importance des contrôles et de la coopération, la zone de police de Louvain a mené une opération de contrôle ciblée, en collaboration avec la DG HAN. Au cours de cette opération, plusieurs infractions ont été constatées et verbalisées. L’opération a confirmé l’importance d’une coopération étroite entre la DG HAN et les services de police, avec un échange mutuel d’informations sur la réglementation, les schémas de fraude et les méthodes de contrôle.
La coopération renforcée et l’utilisation généralisée de Handi2Park constituent aujourd’hui un pilier essentiel de la lutte contre l’utilisation abusive des cartes de stationnement. Grâce à l’engagement continu de la DG HAN et des zones de police, l’application a été utilisée pas moins de 458 251 fois en 2025. C’est bien plus que le double des 216 465 contrôles effectués en 2024. Il est également frappant de constater que plusieurs zones de police contactent plus souvent la DG HAN par téléphone lors des contrôles sur place afin de savoir pourquoi une carte n’est pas valable. La police peut ainsi mieux l’expliquer aux citoyens. À l’avenir, la DG HAN continuera à s’engager dans la sensibilisation, le soutien aux zones de police et l’optimisation des moyens de contrôle numériques.
Une nouvelle décision ministérielle renforce la lutte contre l’utilisation abusive des cartes de stationnement
En août 2024, la Direction générale Personnes handicapées (DG HAN) a franchi une étape importante dans la lutte contre la fraude aux cartes de stationnement. Une nouvelle décision ministérielle a modifié la réglementation afin de lutter plus efficacement contre les abus et de mieux protéger les droits des titulaires légitimes de cartes.
Les nouvelles dispositions donnent à la DG HAN des outils supplémentaires pour détecter et suivre plus rapidement les irrégularités. Ainsi, les règles relatives aux duplicatas ont été renforcées et les procédures ont été clarifiées afin de limiter les abus, par exemple en cas de perte, de vol ou de décès du titulaire de la carte. Ces mesures rendent les cartes de stationnement moins susceptibles d’être utilisées de manière abusive.
La décision renforce également la coopération avec les services de police et les administrations locales. En combinaison avec l’application web Handi2Park, les contrôleurs peuvent vérifier plus efficacement la validité d’une carte. Cela augmente l’efficacité des contrôles et contribue à une approche ciblée de la fraude.
L’impact est clair : grâce à un suivi plus strict et à un cadre réglementaire plus clair, le risque d’abus est considérablement réduit. Ainsi, les places de stationnement réservées restent disponibles au maximum pour les personnes qui y ont droit.
handyPark : droits de stationnement numériques en collaboration avec la DG HAN
En 2025, l’application handyPark a été déployée comme solution numérique uniforme pour les droits de stationnement des personnes en situation de handicap. L’application permet d’enregistrer numériquement l’utilisation d’une carte de stationnement pour personnes en situation de handicap via le numéro d’immatriculation d’une voiture. De cette manière, les véhicules de contrôle peuvent vérifier si la voiture est autorisée à stationner (gratuitement) dans une zone de stationnement payante, même si ces véhicules ne peuvent pas scanner la carte de stationnement.
La DG HAN n’est toutefois pas propriétaire de l’application et n’est pas responsable de sa gestion. handyPark est une initiative de partenaires externes et est gérée de manière autonome.
La Direction générale Personnes handicapées (DG HAN) a apporté une contribution technique et sur le fond au développement de handyPark. Plus précisément, elle a partagé son expertise en matière de réglementation relative aux cartes de stationnement, aux conditions de validité et à la vérification des numéros de carte. Elle a aussi apporté un soutien en termes de communication vers les citoyens et les partenaires professionnels.
handyPark offre aux administrations locales un moyen efficace de gérer les droits de stationnement et de simplifier les contrôles. L’application s’inscrit dans le cadre de la numérisation plus large des contrôles et réduit le risque d’abus ou d’utilisation abusive des cartes de stationnement.
De plus en plus de communes adhèrent au système et optent ainsi pour une approche uniforme et numérique des droits de stationnement. Elles contribuent ainsi à une application correcte de la réglementation et à un système plus convivial pour les personnes en situation de handicap.
Les communes qui souhaitent moderniser leur politique de stationnement et lutter davantage contre les abus sont invitées à rejoindre handyPark et à contribuer ainsi à l’élaboration d’une politique de stationnement transparente et efficace.
Personnes en situation de handicap
- Qu'est-ce qu'une évaluation du handicap ?
- Chiffres des évaluations
- De nouveaux recrutements pour améliorer les services aux citoyens
- Coup d'œil dans les coulisses
- Déménagement du centre de Liège
- Une réouverture des dossiers plus fluide et plus claire
- Une communication par SMS intelligente
- Libre-service numérique
Personnes en situation de handicap – Évaluation et reconnaissance du handicap

Évaluation et reconnaissance du handicap
Qu’est-ce qu’une évaluation du handicap ?
Chaque année, environ 155 000 personnes font évaluer leur handicap par la DGHAN, ce qui leur permet d’accéder à des aides telles qu’une allocation ou une carte de stationnement. Cela se fait généralement lors d’un rendez-vous avec nos évaluateurs.
Cette évaluation n’est pas un diagnostic médical. Nos évaluateurs examinent les rapports médicaux des médecins traitants, mais veulent surtout savoir comment le handicap affecte la vie quotidienne d’une personne : peut-elle cuisiner de manière autonome, se laver, se déplacer ou travailler ? Cette approche personnalisée prend plus de temps, mais elle garantit que chacun bénéficie d’un soutien adapté.
Depuis 2022, la DG HAN a adopté une approche multidisciplinaire : l’évaluation du handicap n’est plus réalisée uniquement par des médecins, mais également par des ergothérapeutes, physiothérapeutes, travailleurs sociaux et psychologues afin d’évaluer le handicap dans son ensemble. Dans chacun de nos 10 centres de reconnaissance du handicap, ils discutent en équipe des évaluations de manière à couvrir tous les aspects du handicap : médical, social, émotionnel et fonctionnel. De cette manière, la DG HAN garantit une évaluation équitable et approfondie partout en Belgique, quel que soit le lieu d’introduction de la demande.
Chiffres des évaluations
- Les médecins et évaluateurs de la DG HAN ont réalisé 155 334 évaluations dans le cadre de la reconnaissance du handicap.
- Le délai médian pour obtenir une évaluation du handicap pour une première demande d’allocation est de 136 jours (4,6 mois). Pour une carte de stationnement, ce délai est de 44 jours (1,4 mois).
- Il faut en moyenne 93 jours (3,1 mois) pour obtenir l’attestation de reconnaissance du handicap.
- En 2025, les troubles psychologiques et orthopédiques ont encore été les plus fréquemment évalués.

Top 5 des pathologies (en %)
Nos équipes multidisciplinaires s’investissent dans un traitement de qualité des dossiers
Pour l’évaluation du handicap, nos 10 centres régionaux de reconnaissance du handicap travaillent avec des équipes multidisciplinaires qui tiennent compte de la situation spécifique de chaque personne. Outre nos médecins statutaires et indépendants, les équipes comptent également d’autres évaluateurs spécialisés, tels qu’un kinésithérapeute ou un ergothérapeute, un infirmier, un psychologue et un assistant social.
Grâce à une meilleure organisation, à la formation et à des équipes spécialisées, la qualité et la cohérence de nos décisions se sont améliorées. Tous les centres régionaux travaillent selon les mêmes critères de qualité, dans le but de prendre des décisions correctes et équitables pour tous.
2025 a été la première année où un bilan fiable de la nouvelle organisation a pu être dressé :
- Le dossier de la personne en situation de handicap est complet et correctement motivé ;
- Lorsqu’un entretien ou un examen clinique est effectué, un rapport précis, pertinent et structuré est versé au dossier ;
- L’évaluateur du handicap donne une motivation bien étayée de la durée de validité de sa décision, de l’octroi ou non de l’allocation de remplacement de revenus (réduction de la capacité de gain) et du degré de handicap (nombre de points attribués dans le cadre de l’allocation d’intégration).
Faire des choix pour concilier qualité et rapidité
Plus de 90 % des dossiers prioritaires (par exemple en cas de maladie dégénérative rapide) sont traités dans les six mois. Lorsque les critères médicaux sont remplis et que le dossier est complet, celui-ci est souvent traité dans un délai de deux à trois jours ouvrables, sans que la personne ne doive se présenter physiquement. Si une évaluation au centre s’avère néanmoins nécessaire, le délai de traitement médian est de 72 jours.
Dans le même temps, le défi reste de taille : le nombre élevé de demandes exige des efforts constants pour maintenir ce niveau de qualité tout en traitant suffisamment de dossiers.
Coup d’œil dans les coulisses : le ministre Beenders constate l’impact de notre approche multidisciplinaire
En février, le ministre Beenders nous a rendu visite à Bruxelles, pour un échange sur les priorités pour cette législature, sur la base de l’accord de coalition.
Lors de sa visite au Centre de reconnaissance du handicap à Hasselt en octobre , le ministre Beenders a pu se faire une idée précise du travail de nos équipes multidisciplinaires. Il s’est entretenu avec des médecins et des psychologues, des assistants sociaux, des infirmiers et des ergothérapeutes et kinésithérapeutes, qui assurent quotidiennement une évaluation minutieuse et humaine du handicap. Le ministre a également assisté à une évaluation, ce qui lui a permis de constater par lui-même à quel point cette étape est cruciale pour l’octroi des droits et des allocations.
Cette visite a souligné l’importance de continuer à investir dans les ressources humaines et matérielles. C’est la seule façon de réaliser les ambitions de la politique et de continuer à mettre en place un soutien accessible, fiable et efficace pour les citoyens.
Déménagement du centre de Liège : la mise en place d’une accessibilité optimale nécessite des moyens supplémentaires
Le 30 septembre, la ministre Vanessa Matz a visité notre nouveau centre de reconnaissance du handicap à Liège. À l’invitation de la Régie des Bâtiments, elle a reçu des explications sur les efforts déployés pour rendre les bâtiments publics plus accessibles et plus inclusifs. Le centre a récemment déménagé dans la Tour des Finances, où les employés disposent désormais d’espaces de travail plus modernes et plus spacieux.
Au cours de la visite, la ministre s’est entretenue avec les collaborateurs au sujet de l’organisation des évaluations du handicap, du fonctionnement multidisciplinaire et des défis concrets rencontrés sur le terrain.
Nous avons profité de cette visite pour souligner les défis structurels auxquels sont confrontés nos centres. Bien que le déménagement à Liège constitue un progrès, la situation reste inchangée ailleurs et des investissements supplémentaires sont nécessaires de toute urgence. En raison des économies réalisées par la Régie des Bâtiments, les adaptations nécessaires n’ont pas pu être réalisées et nous n’avons pas réussi à obtenir à nouveau le label « centre accessible », comme à Charleroi. À Liège, par exemple, le centre n’a pas pu être aménagé au rez-de-chaussée, ce qui oblige les visiteurs à mobilité réduite à bénéficier d’un accompagnement supplémentaire de la part de nos collaborateurs.
Cette visite de travail a confirmé l’engagement commun de la DG HAN, de la Régie des Bâtiments et de la ministre Matz à renforcer l’accessibilité, une étape importante vers un service inclusif et orienté vers le client.
Une réouverture des dossiers plus fluide et plus claire
Depuis fin 2025, la Direction Reconnaissances applique une nouvelle procédure pour la réouverture des dossiers. L’objectif est simple : traiter les dossiers plus rapidement et plus correctement sans que personne ne doive introduire une nouvelle demande ou entamer une procédure judiciaire. En harmonisant la méthode de travail dans tous les centres, la DG HAN garantit l’égalité de traitement pour tous.
Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ? Si une personne n’est pas d’accord avec le résultat d’une évaluation médicale, elle peut demander la réouverture du dossier dans les trois mois suivant la décision médicale. Nous demandons désormais une motivation claire, soutenue par un médecin traitant ou un spécialiste. Nos médecins disposent ainsi immédiatement des informations nécessaires pour réexaminer le dossier en profondeur et, après la réouverture, reprendre le processus normal de demande et d’évaluation.
Cette nouvelle approche garantit une plus grande transparence et un déroulement plus efficace du processus d’évaluation.
Une communication par SMS intelligente réduit le nombre de rendez-vous manqués chez nos évaluateurs
En février 2025, la DG Personnes handicapées a mis en place un nouveau système de SMS qui rappelle automatiquement aux citoyens leur rendez-vous pour une évaluation de leur handicap. Le projet, développé par notre propre service ICT, est rapidement devenu une véritable valeur ajoutée tant pour les citoyens que pour les collaborateurs. Il montre comment la communication numérique peut, à moindre coût, avoir un impact important sur la qualité et l’efficacité de nos services.
Les citoyens continuent de recevoir une invitation officielle par courrier postal ou via eBox, mais ils reçoivent désormais, en plus, un SMS de rappel deux jours ouvrables avant leur rendez-vous. Une approche qui fonctionne : par rapport à 2024, le nombre de rendez-vous manqués a diminué de pas moins de 25 %. Grâce à ce rappel opportun, moins de citoyens oublient leur rendez-vous, et ceux qui sont empêchés préviennent plus souvent. Les équipes peuvent ainsi planifier plus rapidement de nouveaux rendez-vous et la planification quotidienne reste plus stable et plus efficace.
En cas de circonstances imprévues, telles que des conditions météorologiques extrêmes ou l’absence inattendue d’un médecin, les centres peuvent désormais contacter immédiatement tous les citoyens concernés par un simple SMS d’annulation. Alors qu’auparavant, des dizaines d’appels téléphoniques étaient nécessaires, une seule action suffit désormais. Cette fonctionnalité a immédiatement prouvé son utilité à Hasselt, lors de la vague de chaleur, et d’autres centres l’utilisent également régulièrement.
Libre-service numérique : davantage d’attestations et de formulaires disponibles dans My Handicap
En 2025, la DG Personnes handicapées a franchi une nouvelle étape importante dans la transformation numérique de ses services : davantage d’attestations et de documents sont téléchargeables via My Handicap. La DG HAN offre ainsi aux citoyens, un moyen plus rapide, plus simple et plus accessible d’obtenir des documents officiels. Outre l’attestation de reconnaissance du handicap qui était déjà disponible, vous trouverez désormais également l’attestation des droits aux allocations dans le dossier.
Cette attestation est souvent nécessaire pour bénéficier d’avantages fiscaux et sociaux, tels que le tarif social pour le gaz et l’électricité. Bien que différentes instances puissent vérifier directement dans notre base de données si une personne a droit à une allocation, elles demandent souvent un certificat. Cette fonctionnalité réduit les demandes téléphoniques et la charge administrative. Les citoyens peuvent désormais demander et télécharger ces attestations en un seul clic, sans délai d’attente.
Une autre nouveauté de My Handicap est que les formulaires de demande remplis restent disponibles dans le dossier personnel de la personne handicapée. Cela signifie que les citoyens peuvent consulter à tout moment les formulaires qu’ils ont déjà soumis, par exemple pour discuter du document avec un assistant social ou pour préparer leur rendez-vous avec l’un de nos évaluateurs, qui peut n’avoir lieu que plusieurs semaines après l’introduction de la demande.
Personnes en situation de handicap
Personnes en situation de handicap – European Disability Card (EDC)

European Disability Card
Qu’est-ce que la European Disability Card ?
La European Disability Card (EDC) est une initiative européenne ayant pour but d’améliorer l’inclusion des personnes en situation de handicap dans la société en facilitant leur participation aux activités sportives, culturelles et de loisirs. En Belgique, le SPF Sécurité sociale est l’un des six organismes qui délivrent la European Disability Card.
Grâce à plus de 670 partenaires, cette carte offre de nombreux avantages tels que des visites adaptées, des événements spéciaux ou des réductions. Elle peut être utilisée pour visiter des musées, accéder à des clubs sportifs, des piscines, des parcs d’attractions, etc. Vous trouverez davantage d’informations sur www.eudisabilitycard.be.
Chiffres EDC
- 487 472 cartes en circulation
- Dont 378 215 délivrées par la DG HAN (depuis le début en 2017)

Plus de 60 nouveaux partenaires affiliés à la European Disability Card
Grâce à la carte EDC (European Disability Card), toute personne reconnue en situation de handicap peut bénéficier de nombreux avantages auprès des partenaires participants. Par exemple, l’entrée gratuite pour un accompagnant, des tarifs réduits ou encore des aménagements adaptés.
En 2025, plus de 60 organisations seront devenues partenaires, ce qui porte à plus de 670 le nombre total de partenaires confirmant leur engagement en faveur de l’inclusion et de l’accessibilité.
Découvrez tous les partenaires et les avantages qu’ils proposent sur cette page : Avantages avec la carte | European Disability Card
Vous voulez en savoir plus sur la carte ou encourager votre prestataire de loisirs préféré à devenir partenaire ? Vous trouverez toutes les informations sur www.eudisabilitycard.be
Reconnaissance internationale pour notre vidéo promotionnelle inclusive sur la European Disability Card
Lors du Forum mondial de la sécurité sociale à Kuala Lumpur, le SPF Sécurité sociale a été récompensé pour sa vidéo promotionnelle sur la European Disability Card.
Cette vidéo met en lumière les avantages de la carte pour ses utilisateurs, ainsi que les raisons pour lesquelles il est intéressant de rejoindre le réseau en tant que partenaire.
Le festival vidéo organisé dans le cadre de ce forum a rassemblé 261 vidéos provenant de 96 organisations membres de 69 pays. Le prix que nous avons remporté est une belle reconnaissance internationale du travail accompli par notre service public en matière d’inclusion et d’accessibilité !
Personnes en situation de handicap – Contact et communication

Contact et communication
Chiffres accessibilité
Formulaires de contact
- Nous avons répondu à 255.590 formulaires de contact.
- Plus de 73 % ont reçu une réponse dans les 2 jours ouvrables, plus de 93 % dans les 5 jours ouvrables.
Accessibilité téléphonique
- Sur l’ensemble de l’année 2025, le taux d’accessibilité téléphonique était de 67 %
(contre 64 % en 2024). Ce pourcentage d’accessibilité est calculé sur l’ensemble des appels que nous recevons pendant les heures d’ouverture du numéro 0800. - Nous avons reçu 524.872 appels via ce numéro.
- 355.809 appels concernaient la demande de parler à un collaborateur. Parmi ceux-ci, 229.731 appels ont été traités (64 %), émanant de 170.000 personnes.
- 94.849 appels ne nécessitaient pas la mise en relation avec un collaborateur
(par exemple : date de paiement, demande d’attestation). - La durée moyenne d’un appel est de 5 minutes.
- Satisfaction des utilisateurs :
- 34.000 enquêtes ont été remplies après un appel.
- 72 % des répondants se déclaraient « très satisfaits ».
- 12 % se déclaraient « satisfaits ».
- 1.117 enquêtes ont été complétées après une réponse à un formulaire de contact.
- 75 % estimaient avoir reçu une réponse claire et complète.

Présence active de la DG HAN dans les foires et salons
La DG HAN emploie 51 assistants sociaux qui apportent un soutien direct aux personnes en situation de handicap et à leurs représentants. Ils le font lors de plus de 150 permanences mensuelles, lors de salons et d’événements et par le biais de formations dispensées à des partenaires tels que les communes et les mutuelles.
Notre participation à des salons permet à nos assistants sociaux de mieux comprendre les attentes des personnes que nous ciblons, dans le but d’optimiser nos services.
En 2025, la DG HAN était présente à divers événements, dont le salon REVA, Action Portraits Pluriels et la Journée mondiale des sourds. Ces rencontres ont été l’occasion d’informer les citoyens et les partenaires sur les droits et les services, et d’engager le dialogue sur l’inclusion et l’accessibilité.
Des courriers plus clairs pour un meilleur accompagnement des citoyens
Une communication claire et accessible avec les citoyens est indispensable pour garantir un service public efficace. Dans le cadre du processus de reconnaissance du handicap, les citoyens reçoivent des courriers à chaque étape de leur parcours. Il est donc essentiel que ces lettres soient claires, compréhensibles, afin qu’ils sachent toujours où en est leur dossier et ce qu’ils doivent concrètement faire.
Dans cette optique, l’ensemble des lettres adressées aux citoyens tout au long de la procédure a été entièrement retravaillé en 2025. L’objectif était de les rendre plus claires, plus cohérentes et plus accessibles, afin d’accompagner au mieux les citoyens dans leurs démarches et de limiter les incompréhensions, les contacts inutiles et le risque de non-recours aux droits.
Ce travail de réécriture a été mené avec l’appui d’une agence externe spécialisée en communication claire, en étroite collaboration avec nos experts en communication, nos assistants sociaux et des experts du vécu, afin de garantir des courriers réellement adaptés aux besoins et à la réalité des citoyens.
Les lettres d’invitation ont été intégrées avec succès dans notre logiciel en juillet 2025 et sont envoyées depuis lors aux personnes en situation de handicap. Toutes les autres lettres ont également été réécrites en 2025 et seront intégrées techniquement dans la nouvelle application informatique en 2027.
La communication claire, qui constitue l’un des piliers de la réforme législative en cours, sera ainsi ancrée de manière structurelle dans notre fonctionnement futur, au bénéfice d’un accompagnement plus lisible, plus humain et plus efficace des citoyens tout au long de leur parcours.
Nombre limité de plaintes
Le nombre et la nature des plaintes que nous recevons nous donnent une indication du degré de satisfaction des citoyens et donc de la qualité des services fournis par la DG HAN. C’est pourquoi la DG HAN suit de près les plaintes. Le rapport entre le nombre de plaintes (partiellement) fondées et le nombre de dossiers traités n’est que de 0,11 %.
En 2025, nous avons reçu 1 185 plaintes. Parmi celles-ci, 66 % étaient recevables. Les autres « plaintes » étaient des demandes d’informations, des questions pour lesquelles nous ne sommes pas compétents ou des recours de décisions par le citoyen contre lesquelles nous pouvions nous-mêmes faire opposition.
67 % des plaintes ont été introduites via le formulaire de contact général et 29 % via l’adresse e-mail réservée aux plaintes.
Sur les 786 plaintes recevables, 57 % étaient non fondées, 24 % partiellement fondées et 19 % fondées.
79 % des plaintes (partiellement) fondées concernaient des indemnités et 11 % des cartes de stationnement.
Les trois principaux types de plaintes (partiellement) fondées concernaient :
- La reconnaissance du handicap (13 %)
- Les délais de traitement (13 %)
- L’attitude d’un collaborateur (13 %)

Communiquer rapidement, en toute sécurité et de manière durable avec les citoyens : nous misons sur l’eBox
En 2025, la DG Personnes handicapées a rejoint le système eBox. Il s’agit de la boîte aux lettres numérique sécurisée du gouvernement fédéral, dans laquelle les citoyens reçoivent de plus en plus de documents officiels. Grâce à cette innovation, les documents et messages de la DG HAN sont transmis plus rapidement, de manière plus sûre et plus claire que par la poste classique.
Le passage à l’eBox offre de nombreux avantages. Les messages tels que la décision relative à la demande ou l’invitation à une évaluation arrivent dès qu’ils sont disponibles, sans retard d’envoi ni risque de perte. De plus, tout est automatiquement conservé en un seul endroit centralisé, ce qui permet aux citoyens de retrouver facilement leurs documents, même des mois ou des années plus tard. Cela facilite le suivi de leur dossier et réduit le risque de perte d’informations importantes.
Les citoyens qui préfèrent continuer à recevoir leurs documents sur papier peuvent toujours le faire.
Grâce à cette amélioration, la DG HAN assure à nouveau une communication plus rapide, plus efficace et plus durable, centrée sur le citoyen. La fonctionnalité eBox constitue un élément important dans la modernisation de My Handicap et des processus administratifs sur lesquels les citoyens comptent quotidiennement.
Pour recevoir nos documents via eBox, chaque utilisateur doit donner son accord au préalable.
Sur les 34 956 citoyens disposant d’un eBox actif et ayant un dossier chez nous, 10 653 ont donné leur accord. Les autres reçoivent encore nos communications sur papier.
Personnes en situation de handicap – Collaborateurs engagés

Collaborateurs engagés
Chiffres relatifs aux collaborateurs
- Le SPF Sécurité sociale emploie 702 collaborateurs.
- Parmi eux, 377 collaborateurs (359 ETP) travaillent au sein de la DG HAN :
- 10 centres régionaux, chacun doté d’un directeur
- 23 médecins coordinateurs collaborent avec 48 évaluateurs à l’évaluation du handicap.
- 209 collaborateurs assurent l’accueil, la gestion des dossiers et le contact avec les citoyens.
- 51 assistants sociaux accompagnent les personnes en situation de handicap vers nos services.
Formation des chefs d’équipe pour promouvoir nos valeurs, s’adapter aux changements et mieux servir les citoyens
La DG Personnes handicapées (DG HAN) se compose d’une direction « Reconnaissances » (avec 10 centres régionaux pour la reconnaissance du handicap) et d’une direction « Management et soutien politique ». Chaque centre est divisé en trois équipes : une pour l’évaluation du handicap, une pour le traitement administratif de la demande et une pour le contact avec le citoyen. Les chefs d’équipe constituent le lien entre le niveau stratégique de la direction générale et le niveau opérationnel des centres. Leur rôle consiste à traduire la stratégie en actions concrètes, à gérer les performances de l’équipe, à motiver les collaborateurs et à diffuser l’information.
Tous les chefs d’équipe des centres régionaux de la DG HAN ont entamé en 2025 un programme de formation d’un an, à raison d’un jour par mois, afin de se perfectionner et d’améliorer la qualité des services offerts aux personnes en situation de handicap.
Comme tous les autres services, la DG HAN est confrontée à un monde en constante évolution. Les nombreuses modifications législatives ont un impact sur les procédures multiples et complexes qu’implique la réglementation. Il est important que cela n’ait pas de conséquences négatives pour les personnes en situation de handicap. En faisant suivre une formation en leadership à tous les chefs d’équipe, la DG peut harmoniser ses bonnes pratiques et veiller à ce que les différentes équipes partagent la même vision et adoptent une approche similaire et plus harmonieuse pour atteindre les objectifs de la DG.
À l’écoute : dialogue entre la direction et les collaborateurs
Au sein de la DG HAN, nous pensons qu’un service de qualité commence par des collaborateurs impliqués. Afin de renforcer la collaboration au sein de nos équipes, la direction organise régulièrement des réunions informelles. Qu’il s’agisse de « petits-déjeuners » ou d’une « pause-café » dans l’après-midi, ces moments permettent d’avoir une discussion ouverte sur ce qui se passe sur le lieu de travail avec les collaborateurs de première ligne.
Un élément crucial de cette approche est la tournée annuelle des centres par la direction. De janvier à février, la direction visite les dix centres de reconnaissance du handicap. En dialoguant avec les collaborateurs sur place, elle reste en contact avec la pratique et à l’écoute des défis quotidiens des centres.
Cela renforce les liens entre les différents services et garantit que chaque collaborateur, quel que soit son lieu de travail, reste étroitement impliqué dans la mission de la DG HAN, en phase avec les besoins de la personne en situation de handicap.
Réalité budgétaire et attentes sociales : un exercice d’équilibre délicat
En 2025, la DG Personnes handicapées, tout comme le SPF Sécurité sociale dans son ensemble , a été confrontée à un contexte budgétaire particulièrement difficile en raison des décisions d’économies fédérales. Cela a entraîné le gel temporaire des initiatives prévues dans le plan de personnel, de sorte que les départs n’ont plus pu être systématiquement remplacés. Au deuxième trimestre 2025, de nombreux recrutements prévus sont restés bloqués et les départs n’ont pas pu être remplacés. Cette situation, combinée à une augmentation du nombre de demandes, a entraîné une augmentation notable de la charge de travail dans presque toutes les équipes, de la gestion des dossiers aux services fournis dans les centres de reconnaissance du handicap
Le budget alloué aux médecins désignés, qui prennent en charge la plupart des évaluations du handicap, a également connu un déficit structurel jusqu’à la fin de l’année 2025. Ce sous-financement a également pesé en 2025 sur la planification opérationnelle, la disponibilité de ces médecins et les délais d’exécution des évaluations.
Bien que les équipes continuent à rechercher des solutions et que la DG HAN mise sur l’innovation pour accroître l’efficacité, l’impact se fait sentir sur les services. Il devient plus difficile d’atteindre certains objectifs fixés, tels que le traitement des dossiers dans le délai légal de six mois et le maintien d’une accessibilité téléphonique élevée. Les équipes doivent plus souvent choisir entre l’accessibilité téléphonique et le traitement des dossiers, ce qui allonge les délais d’attente.
Néanmoins, les équipes et les collaborateurs recherchent activement des moyens de continuer à offrir des services de qualité avec moins de ressources, souvent en innovant, en rationalisant les processus ou en trouvant des solutions créatives dans le cadre des systèmes existants. Les résultats de ces efforts se reflètent dans divers projets, allant de l’automatisation du traitement des révisions à la mise en place d’un libre-service numérique pour les attestations destinées aux citoyens. Il n’en reste pas moins que les gains d’efficacité opérationnelle ne suffisent pas à compenser entièrement la pression budgétaire.
Les économies constituent donc une réalité importante et un défi structurel pour les années à venir. La DG HAN continue de s’engager à fournir des services accessibles, corrects et centrés sur l’humain, mais cela nécessite une attention constante pour l’équilibre entre les ressources, les attentes et le bien-être des employés, ainsi que pour les investissements nécessaires que notre société attend en matière de soutien aux personnes en situation de handicap.
Working in the Arts

Working in the Arts
Objectif principal
L’année 2025 était placée sous le signe de la continuité et du renforcement des tâches clés de l’équipe WITA, à savoir : la délivrance d’attestations du travail des arts et l’information des citoyens.
En 2025, nous avons reçu 2 789 demandes d’attestation du travail des arts, nous avons délivré 2 432 attestations et nous avons organisé 218 réunions de la Commission du travail des arts.
L’équipe WITA a accompagné les citoyens dans leurs démarches administratives, en veillant à un traitement rigoureux, objectif et efficace des demandes.
Contact avec le citoyen
Outre le traitement des dossiers, le contact avec les citoyens était également au cœur de nos activités en 2025. Ces contacts ont pris différentes formes : e-mail, accompagnement téléphonique, aide sur place et entretiens en ligne par Teams. Chacun de ces moments a été l’occasion d’expliquer les procédures, de répondre aux questions et de rassurer les demandeurs. Ce soutien actif a été complété et renforcé par diverses séances d’information organisées par l’équipe WITA ou avec sa participation, afin d’accompagner les citoyens étape par étape.
- En 2025, nous avons reçu 8 729 e-mails et 2 584 appels téléphoniques.
- L’équipe WITA a organisé 85 rendez-vous en présentiel et 171 par Teams.
Dans le même esprit, un tutoriel spécialement axé sur l’introduction des demandes a été élaboré et mis à disposition afin de simplifier l’utilisation pour les citoyens et de permettre un traitement plus rapide des dossiers.
Mise en place d’un système de CRM
En 2025, un système de gestion de la relation client (CRM/Customer Relationship Management) a été intégré à notre fonctionnement. Cet outil nous permet de structurer la gestion de dossiers, de conserver l’historique complet des communications et de maintenir une vue d’ensemble cohérente des demandes. Son utilisation contribue à accroître la qualité de service, soutient les équipes dans leur travail journalier et améliore la collaboration interne.
Parcours « Writing in the Arts » avec le SPF BOSA
En 2025, nous avons travaillé avec le SPF BOSA au projet « Writing in the Arts », dont l’objectif était de rendre notre communication plus claire, plus cohérente et plus accessible pour les travailleurs des arts. Ce projet s’inscrit dans le pilier « collaborateurs » du projet Quality@Work du SPF et correspond parfaitement à l’objectif de l’équipe WITA : renforcer la relation entre les travailleurs des arts et l’administration.
Durant l’année, nous avons rédigé des normes de qualité pour un langage clair et établi des conventions de rédaction. Nous avons développé des outils tels qu’un lexique, un guide stylistique, une liste de contrôle et des exemples pertinents. Ce travail a ensuite été partagé avec l’ensemble de l’équipe WITA lors d’un kick-off le 11 décembre.
En 2026, nous passerons à la phase pratique incluant des séances de formation et de suivi, afin de tester, d’améliorer et d’ancrer durablement nos aptitudes et nos outils.
Une protection sociale connectée au monde
Une protection sociale connectée au monde
“Notre rôle n’est pas de produire des rapports sur la protection sociale. C’est de relier le quotidien opérationnel à une direction stratégique claire — et de le faire avec des équipes qui comprennent pourquoi leur travail compte, pour ceux qui en ont le plus besoin.”
– Manuel Paolillo –
Directeur général Coordination des Politiques et Relations internationales
Une protection sociale connectée au monde
Une protection sociale connectée au monde – Avant-propos de Manuel Paolillo
Avant-propos
“2025 a été une année de remise en mouvement. Après une période de gouvernement en affaires courantes, la formation du nouveau gouvernement fédéral en février a redéfini le cadre politique dans lequel notre direction générale opère — avec de nouveaux ministres, de nouvelles priorités, et l’obligation de traduire rapidement des engagements de coalition en actions concrètes. C’est précisément dans ces moments de transition que la valeur d’une administration bien organisée se mesure. La sécurité sociale ne se construit pas en chambre. Elle se négocie dans des enceintes multilatérales, se coordonne entre entités aux compétences enchevêtrées, et se traduit — parfois lentement, mais concrètement — dans la vie des personnes qui en dépendent. C’est dans cet espace, souvent peu visible, que la DG Coordination des politiques et Relations internationales opère au quotidien.
En 2025, cette réalité s’est exprimée sur plusieurs fronts simultanément. À l’international, l’année a été marquée par des avancées concrètes : l’entrée en vigueur de l’entente Belgique-Québec, des progrès significatifs dans les négociations Belgique-Sénégal, la tenue d’une conférence européenne de haut niveau sur la mobilité des indépendants, et une contribution active aux travaux normatifs de l’OIT sur l’économie de plateforme. La mobilité des travailleurs au sein de l’UE et la coordination des régimes de sécurité sociale continue également à poser des défis. Au sein du Comité de la protection sociale européen (CPS), notre engagement a permis d’assurer une présence belge cohérente dans les débats structurants sur la protection sociale en Europe — qu’il s’agisse du revenu minimum, du vieillissement ou de la lutte contre la pauvreté — des travaux qui alimentent directement les orientations politiques des États membres via le Conseil EPSCO.
Sur le plan interne, les fondations ont été posées pour plusieurs chantiers structurants : le plan fédéral handicap 2025-2029, la réforme de la loi de 1987, la transposition des directives European Disability Card, et la relance de la CIM Handicap pour la nouvelle législature. Ces chantiers illustrent une réalité souvent sous-estimée : la coordination des politiques, lorsqu’elle fonctionne bien, est un facteur de cohérence systémique — pas seulement un exercice administratif.
Ces résultats reposent sur des équipes compétentes, des partenariats institutionnels solides, et une capacité à naviguer dans des architectures de gouvernance complexes, belges comme européennes. Ce rapport ne prétend pas à l’exhaustivité. Il rend compte des réalisations les plus significatives de l’année, en tentant d’être honnête sur ce qui a été accompli, et lucide sur ce qui reste à construire.”
– Manuel Paolillo –
Directeur général de la DG Coordination des politiques et Relations internationales
Une protection sociale connectée au monde
Une protection sociale connectée au monde – Mise en place du nouveau gouvernement

Mise en place du nouveau gouvernement
L’une des missions de base du SPF Sécurité sociale est de conseiller et soutenir nos ministres dans la réalisation de leurs priorités politiques. Après une période d’affaires courantes, le nouveau gouvernement fédéral a pu prêter serment le 3 février 2025 et nous avons découvert nos nouveaux ministres :
- Frank Vandenbroucke, vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté ;
- Jan Jambon, vice-premier ministre et ministre des Finances et des Pensions, chargé de la Loterie nationale et des Institutions culturelles fédérales ;
- Rob Beenders, ministre de la Protection des consommateurs, de la Lutte contre la fraude sociale, des Personnes handicapées et de l’Égalité des chances ;
- Eléonore Simonet, ministre des Classes moyennes, des Indépendants et des PME.
Afin de faciliter la prise de fonction de nos ministres, le service Coordination des politiques a préparé, en étroite collaboration avec tous les services chargés de l’élaboration des politiques, un briefing détaillé pour chaque cellule stratégique, comprenant notre proposition de collaboration, notre catalogue de services et notre fonctionnement. En outre, des fiches thématiques détaillées ont été préparées sur les dossiers en cours et les sujets d’actualité. Ces fiches ont servi de base à la conclusion d’accords de travail avec chaque cellule stratégique, en fonction de ses propres besoins, en vue d’assurer une bonne collaboration tout au long de cette législature.
Une protection sociale connectée au monde
Une protection sociale connectée au monde – Suivi proactif du cycle politique

Suivi proactif du cycle politique
Notre SPF a pour ambition de soutenir nos cellules stratégiques de manière proactive et interdisciplinaire dans la réalisation de leurs objectifs. Afin de garantir une collaboration transversale entre les directions générales, nous nous rattachons aux étapes clés du cycle politique et, en 2025, nous avons encore renforcé la coordination entre les services et avec nos cellules stratégiques.
Planification politique
Le service Coordination des politiques est responsable de la rédaction et de la coordination de l’élaboration des exposés d’orientation politique et des notes de politique générale de trois de nos ministres. En raison de la formation du gouvernement en février, nous avons été chargés en 2025 de la rédaction de trois exposés d’orientation politique et de six notes de politique générale. Cette rédaction s’appuie sur les contributions des services internes et des partenaires du réseau de la sécurité sociale et repose sur un dialogue permanent avec la cellule stratégique.
Étant donné que ces documents doivent ensuite servir de base à la planification stratégique et opérationnelle de notre SPF, la coordination avec la gestion interne du SPF a été renforcée et un contrôle permanent des ressources et de la pertinence a été mis en place. Nous pouvons ainsi mieux conseiller nos cellules stratégiques, tant sur le plan des opportunités que des limitations en termes de capacité.
Un suivi intégré pour chaque cellule stratégique
Afin de mieux faire le lien entre l’appui journalier direct et les perspectives à long terme (notamment en matière de politique fondée sur des données empiriques) que les différents services intervenant dans la préparation des politiques offrent aux cellules stratégiques, nous avons posé les premiers jalons en vue d’un suivi intégré de nos activités pour chaque cellule politique. Des réunions de coordination fixes sont désormais prévues pour deux de nos ministres, avec la participation de tous les services qui les appuient. Notre ambition est de mieux alimenter et de renforcer ainsi le dialogue entre notre management et les cellules stratégiques.
Questions politiques complexes
Pour cette législature, notre offre de services aux nouveaux ministres s’est enrichie d’un processus adapté pour les questions politiques plus complexes et les grandes réformes. Dans ce contexte, nous traduisons en projets les questions politiques prioritaires et complexes de nos ministres et nous constituons des équipes de projet transversales en fonction des besoins. Dans la mesure du possible et lorsque cela s’avère utile, d’autres institutions sont également invitées à participer au projet. Nous nous appuyons à cet effet sur l’expertise acquise dans le cadre des projets internes de l’organisation et sur l’expérience tirée du programme de la présidence belge du Conseil de l’UE, où nous avons adapté la méthodologie de projet aux besoins spécifiques découlant des nécessités politiques de nos ministres.
Le service Coordination des politiques assure le suivi du programme de projets politiques. En 2025, l’accent était placé sur le lancement et le développement du projet politique « Réforme de la loi de 1987 relative aux allocations aux personnes handicapées ».
Une protection sociale connectée au monde
Une protection sociale connectée au monde – Formation des nouveaux collaborateurs politiques

Formation des nouveaux collaborateurs politiques
Afin de mieux accompagner nos collaborateurs politiques dans l’acquisition des connaissances et aptitudes nécessaires pour pouvoir exercer efficacement leur fonction, un nouveau parcours de formation a été mis en place en 2025. Ces formations sont essentiellement dispensées par des collaborateurs du SPF et complétées par quelques modules de l’offre de formations du SPF BOSA. Elles portent sur :
- le contexte politico-administratif de la sécurité sociale ;
- les dynamiques de la protection sociale et le lien avec le marché du travail ;
- le fonctionnement du Conseil des ministres;
- le financement de la sécurité sociale ;
- les indicateurs de suivi de l’efficacité de la protection sociale, de la pauvreté et de l’emploi ;
- la dimension internationale de la protection sociale ;
- la conscience politique et les rapports entre politique et administration.
Ces formations viennent compléter la formation spécifique à chaque poste et permettent à tous nos collaborateurs politiques de disposer d’un vaste socle de connaissances communes.
Une protection sociale connectée au monde
Une protection sociale connectée au monde – Contribution à la politique de retour au travail du gouvernement fédéral

Contribution à la politique de retour au travail du gouvernement fédéral
Avec sa politique de retour au travail, le gouvernement fédéral entend offrir le meilleur soutien possible aux personnes en arrêt de travail et à les accompagner au mieux vers la reprise du travail. En effet, le travail structure, favorise les contacts sociaux et offre une sécurité financière. Il fait partie intégrante du processus de rétablissement, à condition que le retour au travail soit abordé comme il se doit : de manière adaptée, humaine et respectueuse de la situation de chacun. Parmi le vaste éventail de mesures de retour au travail, notre SPF soutient plusieurs initiatives.
Collège national de médecine d’assurance sociale en matière d’incapacité de travail
Le Collège national de médecine d’assurance sociale en matière d’incapacité de travail (CNMAS) a été créé en 2016 afin de proposer des méthodes standardisées pour l’évaluation de l’incapacité et de la capacité de travail, dans le but d’harmoniser les évaluations entre les différentes branches de la sécurité sociale, à savoir l’assurance maladie (INAMI), les maladies professionnelles (Fedris), les accidents du travail (Fedris), le chômage (ONEM) et les allocations aux personnes handicapées (DG Personnes handicapées du SPF Sécurité sociale).
Notre SPF soutient le fonctionnement général du Collège national de médecine d’assurance sociale en matière d’incapacité de travail (CNMAS) par l’intermédiaire du service Coordination des politiques et du service Conseils et commissions.
- L’Université de Hasselt a rendu son rapport rédigé à la demande du groupe de travail n° 6 chargé d’explorer les possibilités offertes par l’intelligence artificielle dans le cadre de l’évaluation de l’incapacité de travail. Une étude Delphi a permis d’identifier à la fois les avantages potentiels et les risques de l’IA dans le cadre de la sécurité sociale belge.
- Pour le groupe de travail n° 5, l’année écoulée a été marquée par la poursuite la réflexion sur les recours contre les décisions d’évaluation, en collaboration avec le pouvoir judiciaire. Des pistes de réforme ont été identifiées à l’issue de tables rondes réunissant des magistrats, des avocats et des universitaires. En collaboration avec ces acteurs, le groupe de travail n° 5 traduira en 2026 ces pistes en propositions concrètes concernant la médiation, le rôle de la Chambre de règlement à l’amiable et une meilleure coordination entre les acteurs.
- Le 24 septembre 2025, le Collège a organisé un séminaire rassemblant des médecins généralistes, des médecins-conseils et des médecins du travail, des organismes de sécurité sociale et le ministre des Affaires sociales. Ce séminaire était axé sur les travaux du Collège ayant abouti à l’élaboration d’un formulaire CIF reprenant les données relatives aux capacités résiduelles – afin de faciliter l’échange d’informations entre médecins – ainsi que sur les 20 nouvelles fiches destinées à soutenir les médecins généralistes dans l’accompagnement de leurs patients vers la reprise du travail.
- Le collège s’est vu conférer, par arrêté royal, un mandat permanent et une stabilité de fonctionnement.
Santé mentale au travail
Le stress et le burn-out au travail constituent un problème de plus en plus préoccupant. Outre la souffrance personnelle et sociale qu’ils entraînent, ils coûtent à la sécurité sociale environ 10 milliards d’euros par an, selon les estimations. Aux coûts directs liés aux troubles mentaux, qui sont supportés par la sécurité sociale, s’ajoutent encore environ 15 milliards d’euros de coûts indirects pour la société.
Il est crucial de poursuivre nos efforts en matière de la santé mentale (prévention et réintégration) dans les prochaines années, et ce tant pour les citoyens concernés que pour la pérennité de notre sécurité sociale. Cette problématique présente de multiples facettes qui transcendent les domaines et les niveaux de compétence.
Le SPF Sécurité sociale, en collaboration avec le SPF Emploi, Travail et Concertation sociale, l’INAMI, Fedris et le SPF Stratégie et Appui, coordonne le Réseau fédéral « Santé mentale et Travail ». Ce réseau d’administrations fédérales et de partenaires se réunit une fois par mois afin de discuter de thèmes liés au bien-être mental et au travail ; des institutions ou des organisations de niveau régional, fédéral ou international sont régulièrement invitées à venir partager leur expérience.
Le 24 juin 2025, le réseau a organisé une journée d’étude sur le bien-être mental au travail.
Une protection sociale connectée au monde
Une protection sociale connectée au monde – Mise en œuvre de la Convention des Nations unies

Mise en œuvre de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées en Belgique
En sa qualité de mécanisme de coordination de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées, le service Coordination des politiques est chargé de soutenir le ministre des Personnes handicapées dans la mise en œuvre de la Convention et la prise en compte du handicap à tous les niveaux de la politique. L’instrument clé à cet effet est le Plan d’action fédéral Handicap.
Le 18 juin 2025, le SPF Sécurité sociale a organisé la réunion de lancement du Réseau fédéral Handicap pour cette législature. Ce réseau, qui rassemble toutes les cellules stratégiques et administrations fédérales, est la plateforme de coordination en matière de politique fédérale du handicap. Cette réunion a également marqué le coup d’envoi de l’élaboration du Plan d’action fédéral Handicap 2025-2029. Dans ce plan, l’ensemble des ministres fédéraux prennent des mesures afin de promouvoir les droits des personnes en situation de handicap dans le cadre de leurs compétences respectives. Ce plan d’action constitue ainsi l’instrument fédéral pour la mise en œuvre de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées et de la pleine inclusion des personnes en situation de handicap, telle qu’elle est inscrite à l’article 22ter de la Constitution belge.
Élaboration et rédaction du Plan d’action fédéral Handicap 2025-2029
La coordination générale du plan incombe au ministre qui a les Personnes handicapées dans ses attributions. En sa qualité de mécanisme de coordination fédéral pour la Convention de l’ONU, le SPF Sécurité sociale soutient cette mission.
Ainsi, notre SPF était responsable de la préparation du contenu et de la rédaction du nouveau plan. Ces travaux se sont appuyés sur trois sources principales :
- les recommandations internationales, en particulier les observations finales et les recommandations du Comité des Nations unies pour l’UNCRPD ;
- les recommandations de la société civile, par l’intermédiaire du Conseil Supérieur National des Personnes Handicapées ;
- les recommandations d’Unia en tant qu’institution indépendante pour l’UNCRPD au niveau fédéral.
À un stade ultérieur, le SPF a apporté son soutien à la cellule stratégique chargée des Personnes handicapées dans le cadre des entretiens bilatéraux avec toutes les autres cellules stratégiques et leurs administrations. Au cours de ces entretiens, les éventuelles mesures de leurs ministres ont été affinées.
Sur cette base, notre SPF a rédigé un premier projet de plan d’action, qui a ensuite été soumis pour avis au CSNPH et à Unia. En 2026, le Plan d’action fédéral Handicap 2025-2029 sera soumis pour approbation au Conseil des ministres, puis publié.
Une protection sociale connectée au monde
Une protection sociale connectée au monde – Politique internationale du handicap

Politique internationale du handicap
Le service Coordination des politiques est responsable du suivi de la politique internationale du handicap et de la contribution, dans le cadre de nos compétences, aux rapports des Nations unies sur les droits de l’homme.
Au niveau européen, nous avons capitalisé sur l’élan imprimé par la présidence belge du Conseil de l’UE en 2024 en intégrant les recommandations relatives à la stratégie européenne en faveur des droits des personnes handicapées dans les travaux de la European Disability Platform, le comité d’experts composé de représentants des États membres et de la société civile chargé d’assister la Commission européenne. Une mise à jour de la stratégie est attendue en 2026. Nous avons également participé à la Peer review, un instrument dans le cadre duquel les États membres se soutiennent mutuellement dans l’élaboration de leurs politiques en matière d’accessibilité et d’aménagements raisonnables.
En tant que mécanisme de coordination de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées, nous avons été chargés de la préparation (sur le fond) de la participation belge à la 18e conférence des États parties à la Convention des Nations unies (COSP18) qui s’est tenue en juin 2025 au siège des Nations unies à New York. Il s’agit de la plus grande conférence mondiale consacrée au thème du handicap ; elle rassemble les 193 États parties à la Convention, des agences des Nations unies, des ONG et les organisations représentant les personnes en situation de handicap afin de discuter du suivi de la Convention et d’échanger des bonnes pratiques. Nos collaborateurs ont apporté leur soutien à la participation du ministre des Personnes handicapées, Rob Beenders, qui emmenait la délégation belge. Notre SPF a en outre financé la participation d’un représentant de la société civile belge des personnes en situation de handicap.
Dans le cadre du quatrième cycle de rapport (Examen périodique universel – EPU) au Conseil des droits de l’homme des Nations unies, le SPF a coordonné la contribution relative au handicap et aux affaires sociales pour le rapport belge.
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Une protection sociale connectée au monde – Conférence interministérielle Handicap

Conférence interministérielle Handicap
Le service de coordination des politiques du SPF Sécurité sociale assure le secrétariat de la Conférence interministérielle Handicap
En 2025, la CIM Handicap a été relancée pour la nouvelle législature. Pour cette législature, la CIM Handicap fait partie de la CIM générale « Égalité des chances, handicap et lutte contre le racisme ». La CIM Handicap réunit les ministres du niveau fédéral, des régions et des communautés qui travaillent sur les questions de handicap et l’égalité des chances. Elle leur permet de discuter ensemble, de préparer des positions communes en matière de handicap et de prendre des décisions partagées. Elle assure ainsi une collaboration interfédérale efficace pour les dossiers liés au handicap et le suivi des recommandations du Comité CRPD à notre pays au niveau interfédéral.
La première réunion a eu lieu le 17 décembre 2025, sous la présidence du Ministre Beenders. Lors de cette première réunion, le programme de travail pour cette législature et les groupes de travail de la CIM ont été approuvés, ainsi qu’un échange sur les priorités actuelles de chaque ministre.
Une protection sociale connectée au monde
Une protection sociale connectée au monde – Transposition des directives relatives à la European Disability Card

Transposition des directives relatives à la European Disability Card et à la carte de stationnement pour personnes handicapées
Le SPF Sécurité sociale est l’organisme pilote pour la transposition des directives européennes relatives à la carte européenne du handicap (mieux connue sous le nom de European Disability Card) et à la carte européenne de stationnement pour personnes handicapées. Cela consiste, d’une part, à assurer la coordination au niveau belge afin de garantir une transposition correcte dans les délais impartis et, d’autre part, à participer au nom de la Belgique à des groupes de travail au niveau de l’UE.
Ces directives visent à promouvoir la libre circulation et l’égalité d’accès à des conditions spéciales et à un traitement préférentiel des personnes en situation de handicap au moyen d’une reconnaissance mutuelle de ces deux cartes dans tous les États membres de l’Union européenne.
En Belgique, la répartition des compétences rend cette transposition très complexe. Le service Coordination des politiques du SPF Sécurité sociale a donc mis en place, en ce qui concerne la European Disability Card, un processus de coordination intensif entre tous les organismes compétents au fédéral et dans les entités fédérées. Ce processus a abouti, fin 2025, à un projet d’accord de coopération qui a été approuvé le 17 décembre 2025 par la Conférence interministérielle sur le handicap et servira de base à la transposition en textes législatifs en 2026 et 2027.
Une protection sociale connectée au monde – L’intelligence artificielle, un levier d’innovation maîtrisé

L’intelligence artificielle, un levier d’innovation maîtrisé
Une transformation structurée et progressive
En 2025, le SPF Sécurité sociale a poursuivi sa réflexion sur l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) au sein de ses activités. Un Groupe de Travail dédié a coordonné cette démarche, avec une priorité : explorer de manière structurée et progressive le potentiel de l’IA tout en garantissant un usage responsable, conforme et utile.
Sensibiliser et accompagner
Tout au long de l’année, des actions de sensibilisation ont été menées auprès des collaborateurs : partages d’informations, sessions d’échange et premières formations ciblées. Ces initiatives visaient à mieux comprendre les possibilités offertes par l’IA, mais aussi ses limites et ses risques. Une vision stratégique interne claire, destinée à structurer les prochaines étapes, a été approuvée par le Comité de direction et est en cours d’implémentation. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de tirer pleinement parti des atouts de l’IA afin d’améliorer la qualité des analyses, de renforcer l’efficacité des processus internes et de soutenir les collaborateurs dans leurs missions.
Encadrer les usages et maîtriser les risques
Une attention particulière est portée à l’éthique et au respect du cadre légal. Le SPF a contribué à la Charte fédérale pour l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle dans les services publics. Parallèlement, des lignes directrices internes ont été en préparation afin d’encadrer l’utilisation de l’IA par ses collaborateurs.
Le SPF a également réalisé une analyse des risques afin de préparer au mieux le déploiement de l’IA en son sein ainsi que pour veiller au respect strict des règles en matière de protection des données.
Dans ce cadre, la DG Expertise Juridique a conduit une analyse juridique approfondie de la législation applicable, notamment de l’IA Act, du RGPD et des textes connexes.
Se projeter vers l’avenir
Le SPF analyse les outils disponibles sur le marché et échange avec d’autres institutions publiques. L’objectif est clair : faire de l’intelligence artificielle un outil au service des missions du SPF, dans une approche progressive, transparente et centrée sur l’humain.
L’IA fait désormais partie des objectifs stratégiques à long terme du SPF. Chaque direction est invitée à intégrer cette évolution technologique dans ses réflexions et ses projets, afin d’identifier les usages pertinents pour le service public.
Amélioration de l’accompagnement vers l’emploi et du développement de carrière des bénéficiaires du revenu minimum grâce à des solutions numériques et à l’IA
Le SPF Sécurité sociale coordonne la participation belge au programme de l’instrument européen d’assistance technique consacré à l’« amélioration de l’accompagnement vers l’emploi et du développement de carrière des bénéficiaires du régime de revenu minimum (MIS) grâce à des solutions numériques et à l’intelligence artificielle ».
Grâce à un financement européen, une équipe de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) analyse les possibilités offertes par l’intelligence artificielle pour l’accompagnement vers l’emploi des groupes les plus vulnérables.
Outre la coordination des contributions belges, notre SPF a organisé en 2025 une visite d’étude et un séminaire, au cours desquels les chercheurs ont pu dialoguer avec un grand nombre de partenaires. Les résultats de cette étude sont attendus en 2026.
Une protection sociale connectée au monde
Une protection sociale connectée au monde – Relations internationales

Relations internationales
Mobilité intra-UE – Sécuriser la législation applicable et renforcer la coopération européenne (CA/AET)
La mobilité intra-UE, la multiplication des situations de travail hybrides et les cas de multi-activités rendent plus fréquente (et plus sensible) la question de la détermination de la législation de sécurité sociale applicable. Dans ce contexte, la qualité de la coordination européenne repose à la fois sur des outils opérationnels (guides pratiques dont la qualité et l’utilité sont mises systématiquement en avant par la Cour de justice de l’Union européenne), une gouvernance efficace (Commission administrative, commission technique, commission des comptes) et une meilleure synergie entre les deux organismes que sont la Commission administrative pour la coordination des systèmes de sécurité sociale (CA) et l’Autorité européenne du travail (AET).
Réalisations 2025
- Contribution à la rédaction/actualisation d’un practical guide sur la détermination de la législation applicable, avec appui interprétatif et coordination avec les partenaires compétents afin de garantir une lecture cohérente des règles de coordination.
- Contribution à l’amélioration du fonctionnement de la Commission administrative (CA) (organisation, priorisation, suivi), avec une participation active aux échanges visant à rendre les discussions plus opérationnelles et orientées vers des livrables concrets au bénéfice des institutions de sécurité sociale et des personnes mobiles ainsi que des entreprises opérant dans un contexte transfrontalier.
- Contribution à la définition d’interprétations administratives uniformes des règles de coordination des systèmes de sécurité sociale en matière de détermination de la législation applicable, de soins de santé, de pensions.
- Renforcement des échanges entre la CA (via le Cooperation and Conciliation Board) et l’AET sur des thématiques d’intérêt commun, et contribution à l’identification de sujets à traiter conjointement (clarifications, cas d’usage, cohérence des approches).
- En matière de lutte contre la fraude sociale transfrontalière et le dumping social, rédaction d’un rapport européen sur le recouvrement de créances transfrontalières, coordination du réseau belge compétent relativement aux procédures européennes de règlements des différends entre État membre et production de quatre rapports monitorant la fraude en Belgique.
Impact
- Renforcement de la sécurité juridique et réduction des divergences d’interprétation, avec un soutien concret aux gestionnaires de dossiers et une amélioration de la qualité des décisions dans des cas transfrontaliers.
- Processus de coordination plus lisibles et continuité renforcée des travaux européens, au bénéfice des institutions de sécurité sociale et des personnes en mobilité intra-UE ainsi que des entreprises opérant dans le cadre de prestations de services transfrontalières.
- Meilleure articulation entre coordination administrative et contrôles, réduisant les angles morts et améliorant la capacité collective à traiter des situations transfrontalières complexes au sein de l’UE (erreurs, abus, fraude).
Politique multilatérale – Traité Benelux de lutte contre la fraude sociale
L’organisation Benelux vise à promouvoir la mobilité équitable pour nos entreprises, nos travailleurs notamment en renforçant la coopération entre les administrations respectives des trois pays en vue de prévenir la fraude sociale, par des mécanismes de collaboration plus intégrés, adaptés à une zone fortement interconnectée en matière de mobilité du travail.
Réalisations 2025
- Contribution aux travaux de négociation du traité (et présidence des négociations concernant l’arrangement administratif bilatéral Belgique-Pays-Bas relatif aux contrôles administratifs) et au suivi (administratif et procédural) relatifs au traité Benelux en vue de renforcer la coopération contre la fraude sociale transfrontalière, le dumping social et les erreurs.
- Coordination avec les partenaires concernés afin d’assurer la cohérence avec les priorités nationales et la logique de coopération régionale.
Impact
- Renforcement de la coopération opérationnelle entre pays membres du Benelux et amélioration du partage d’informations, avec possibilité d’étendre la coopération à d’autres pays limitrophes non-membres du Benelux (France, Allemagne, etc.).
- Offrir une capacité de réponse intégrée et pluridisciplinaire qui soit plus efficiente pour faire face à des schémas de fraude transfrontaliers, au service de la mobilité équitable au sein de l’UE et du maintien de la soutenabilité de nos budgets sociaux et de nos finances publiques.
Organisation Internationale du Travail (OIT) 2025 : commission normative en vue d’adopter une convention couplée à une recommandation pour réaliser le travail décent dans l’économie de plateforme
Le travail via plateformes soulève des enjeux importants en termes d’économie, de protection du travail, de protection sociale, ainsi que de qualification de relation de travail et de droits. Les travaux de négociations au sein de la commission normative de la structurent progressivement un cadre international normatif de référence pour le monde du travail (187 pays).

Réalisations 2025
- Participation aux travaux de négociation au sein de la de la conférence internationale du travail consacrée à l’adoption d’une convention couplée à une recommandation pour les travailleurs de l’économie de plateforme.
- Contribution à la préparation, aux négociations lors de la conférence sur la base d’un mandat politique clair, et veiller à assurer la cohérence des positions politiques sur la transposition de directives européennes en la matière ainsi que plus largement sur les enjeux de protection sociale.
Impact
- Soutien à l’adoption de normes internationales (de standards internationaux), utiles pour éclairer les politiques et la cohérence UE/internationale, et qui, une fois ratifiées, feront partie du droit belge.
- Assurer une cohérence sur une même thématique abordée au sein de différentes organisations internationales, notamment en ce qui concerne l’impact sur notre système de protection sociale.
Relations bilatérales avec les pays tiers : négociation, modernisation et protection des droits
Les accords bilatéraux de sécurité sociale constituent un levier essentiel pour sécuriser les droits des personnes mobiles entre la Belgique et des pays tiers. Ils organisent la coordination entre législations nationales (sans les modifier), clarifient les règles applicables dans les situations transfrontalières et renforcent la prévisibilité pour les citoyens, les employeurs et les institutions. Le SPF Sécurité sociale est responsable de la négociation, du suivi et de l’interprétation de ces accords, ainsi que de l’appui à leur bonne application.

Réalisations 2025
- Poursuite des missions de négociation, de suivi et d’interprétation des accords bilatéraux, ainsi que de l’appui à la correcte application des règles et au traitement des questions transfrontalières.
- Belgique–Québec : entrée en vigueur en mai 2025 de la nouvelle entente modernisant et clarifiant le cadre existant.
- Belgique–Sénégal : organisation de deux rounds de négociation en 2025, permettant de consolider une base de coordination (égalité de traitement, exportabilité des droits – pensions notamment –, règles de la législation applicable, coopération administrative et lutte contre la fraude) et de préparer la phase suivante relative aux modalités pratiques en 2026, en lien avec les institutions concernées.
Impact
- Protection renforcée des parcours de mobilité internationale, avec une sécurité juridique accrue et une réduction des incertitudes administratives.
- Gestion plus prévisible et plus robuste des dossiers transfrontaliers pour les institutions compétentes, avec un potentiel de diminution des ambiguïtés d’interprétation et des litiges.
- Contribution à l’attractivité internationale de la Belgique pour les acteurs économiques et les organisations concernées.
Accords de siège en sécurité sociale
Les accords de siège encadrent la situation d’organisations internationales établies en Belgique. La dimension sécurité sociale doit être juridiquement solide et opérationnelle pour garantir la cohérence du régime applicable.
Réalisations 2025
- Signature de l’accord de siège avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) le 14 mars 2025, via le CIPS-ICZ, avec contribution du SPF sur les aspects sécurité sociale.
- Participation aux négociations de l’accord de siège avec l’Organisation européenne de droit public (OEDP), négociations finalisées, et signature prévue début 2026.
Impact
- Sécurisation du cadre juridique applicable aux organisations concernées et à leur personnel.
- Contribution à l’attractivité et à la prévisibilité du cadre belge d’accueil d’organisations internationales.
Digitalisation : ESSPASS, suivi des pilotes et cartographie des initiatives européennes
La multiplication des initiatives européennes de digitalisation ouvre des opportunités importantes pour faciliter la mobilité, fiabiliser les contrôles et réduire les risques d’erreurs ou d’usages abusifs. Elle crée aussi un risque de fragmentation et de chevauchements, qui exige une coordination renforcée et une capacité d’anticipation afin d’informer à temps les institutions belges concernées et d’identifier les synergies entre projets.

Réalisations 2025
- Contribution à la maturation du projet ESSPASS), en tant qu’élément central du paquet “Fair Labour Mobility” annoncé pour septembre 2026 par la Commission. ESSPASS vise à permettre la démonstration des droits de sécurité sociale et la possibilité de vérifier immédiatement, de manière numérique, l’authenticité des documents portables, afin de réduire les risques d’erreurs et de fraude et de renforcer l’efficacité des contrôles transfrontaliers.
- Suivi et contribution à des pilotes à large échelle
- Appui juridique, administratif et interprétatif sur les règles de coordination, et consolidation de l’information disponible afin de soutenir l’appropriation par les institutions belges concernées et d’informer le plus rapidement possible les institutions potentiellement impactées.
- Élaboration, sous leadership de la délégation belge, d’une cartographie transversale des initiatives européennes pertinentes (actuellement 22), décrivant leurs liens et impacts potentiels, sous la forme d’un instrument “vivant” mis à jour au fil des développements. Cette cartographie constitue un cadre de référence pour la coordination des politiques, le suivi stratégique et l’évaluation des effets sur l’architecture belge de sécurité sociale.
- Garantie de la mise en œuvre correcte, en Belgique, de l’ensemble des processus liés à la coordination de sécurité sociale, en veillant à ce que tous les échanges passent exclusivement par Electronic Exchange of Social Security (EESSI). Suivi du respect des obligations y afférentes, le traitement rapide d’éventuelles remarques d’autres États membres, ainsi que la coordination et l’accompagnement du réseau national afin d’assurer une utilisation conforme de EESSI.
Impact
- Meilleure préparation des acteurs belges face à des projets européens structurants, avec une information plus lisible et plus rapide.
- Capacité d’anticipation renforcée et meilleure cohérence de suivi au niveau national, en réduisant les angles morts liés à la fragmentation des projets.
- Potentiel de baisse des charges administratives et amélioration de la fiabilité des vérifications en contexte transfrontalier, au service d’une mobilité plus sûre et plus efficace.
- Réduction du nombre de questions d’interprétation et amélioration de la cohérence nationale grâce à un usage uniforme d’EESSI et un soutien renforcé du réseau, permettant des interventions plus rapides et une gestion plus fluide des cas.
Eurocoordination : cohérence et mise en œuvre du droit européen
L’eurocoordination est la fonction qui assure, pour la Belgique, la cohérence et la sécurité juridique dans l’application du droit de l’Union en matière de sécurité sociale. Elle pilote de manière transversale, avec le SPF Sécurité sociale, les institutions compétentes et le SPF Affaires étrangères, la transposition des directives, le traitement des dossiers précontentieux (SOLVIT/EU Pilot), la gestion des procédures d’infraction et la coordination des interventions belges devant les juridictions européennes (questions préjudicielles et arrêts de la , ainsi que les autres procédures pertinentes), afin de garantir une position belge cohérente et, lorsque nécessaire, politiquement portée.

Réalisations 2025
- Coordination de la transposition des directives européennes en matière de sécurité sociale (dont l’exemple EDC/EPC), en collaboration étroite avec les institutions de sécurité sociale : suivi des textes, contacts réguliers avec les gestionnaires et rôle de “pont” avec les partenaires fédéraux, notamment Affaires étrangères.
- Traitement et coordination de dossiers précontentieux (SOLVIT / EU Pilot) : appui à l’analyse, à la formulation des réponses et à l’alignement des positions belges avec les institutions concernées.
- Coordination de la conformité belge dans les dossiers de procédures d’infraction, avec organisation de la coopération interinstitutionnelle et structuration des réponses.
- Contribution à la défense des intérêts belges dans le cadre contentieux, notamment via la participation aux procédures C-743/23 et C-776/24 (observations écrites en concertation avec le SPF Sécurité sociale, avec l’ONSS, le SFPD et le SPF Affaires étrangères).
Impact
- Réduction du risque de retards ou d’incohérences dans la transposition, et amélioration de la qualité d’application du cadre UE.
- Résolution plus rapide de difficultés pratiques rencontrées par citoyens et institutions, avec prévention de l’escalade vers des contentieux.
- Robustesse juridique renforcée et gouvernance interne de conformité au droit européen plus structurée, contribuant à une position belge plus cohérente dans le dialogue européen.
Conseil de l’Europe – Charte sociale européenne & Code européen de sécurité sociale
Le Comité gouvernemental assure le suivi de la Charte sociale européenne et du Code européen de sécurité sociale, en s’attachant à la modernisation des instruments, à l’amélioration des méthodes d’évaluation et au renforcement de la coopération institutionnelle. Il veille également à la cohérence des rapports nationaux, à la transmission des informations statistiques, à l’analyse comparative des pratiques européennes et au suivi des évolutions du système de la Charte, dans le cadre du processus de réforme introduit à partir de 2023.

Réalisations 2025
- Participation active aux groupes de travail et sessions plénières (150e et 151e), avec travaux sur la modernisation et le suivi des engagements.
- Engagement direct au Bureau et vice-présidence par le représentant belge élu en mars 2025, assurant les tâches récurrentes et contribuant aux réformes de la Charte sociale européenne et du fonctionnement du Comité gouvernemental.
- Rapportage sur le Code européen de sécurité sociale : préparation et transmission du rapport consolidé annuel, incluant l’analyse détaillée des dispositions applicables en Belgique, les indicateurs statistiques et le suivi des recommandations précédentes.
- Contribution au rapport annuel ad hoc sur la Charte sociale européenne: préparation et soumission des sections relatives aux articles qui concernent directement la Belgique, garantissant l’exactitude des informations et la cohérence avec les rapports internes et les données statistiques.
- Suivi des réclamations collectives: examen et réponse aux plaintes reçues, lorsque celles-ci relèvent du domaine de compétence du Comité, afin d’assurer la conformité avec la Charte et le Code et de protéger les droits sociaux des citoyens.
- Préparation de la conférence de haut niveau à Chișinău (mars 2026) et contribution à des conférences thématiques (Bruxelles, Paris), permettant le partage d’expériences et l’alignement sur les bonnes pratiques européennes.
- Renforcement de la coordination interne entre administrations fédérales et régionales pour assurer la cohérence des réponses aux organes du Conseil de l’Europe.
Impact
- Visibilité accrue de la Belgique et contribution au pilotage des travaux du Conseil de l’Europe dans ce domaine.
- Meilleure continuité de suivi, capitalisation interne et cohérence des contributions belges.
- Renforcement de la fiabilité et de l’exhaustivité des rapportages nationaux, permettant au Conseil de l’Europe de disposer de données précises pour l’évaluation comparative et la modernisation des instruments sociaux européens.
CPS/SPC – Rapport annuel 2025, rapport revenu minimum et numéro spécial de la RBSS
Le Comité de la protection sociale (CPS/SPC) conseille les ministres au sein d’EPSCO et assure un monitoring de la situation sociale et des politiques de protection sociale. Les publications (rapport annuel, rapport sur le revenu minimum) sont des références européennes structurantes.

Réalisations 2025
- Assurer un positionnement belge à toutes les réunions du Comité européen de protection sociale en concertation avec les acteurs nationaux.
- Contribution aux travaux du CPS/SPC et valorisation de ses productions : rapport annuel 2025 et rapport sur le revenu minimum.
- Publication d’un numéro spécial de la Revue Belge de la Sécurité Sociale (RBSS) consacré au CPS/SPC, mettant en lumière ses missions et valorisant la contribution d’un collègue reconnu.
Impact
- Renforcement de la visibilité et de la pédagogie autour des travaux européens en protection sociale.
- Meilleure appropriation nationale des messages et analyses produits au niveau UE.
EPSCO (Conseil des ministres européens de l’emploi et des affaires sociales)
Le SPF Sécurité Sociale soutient la préparation des ministres pour les Conseils EPSCO (emploi et affaires sociales) en fournissant des points d’attention et des éléments de fond servant aux interventions et à la cohérence des positions.

Réalisations 2025
- Appui à la préparation des Conseils EPSCO du 10 mars 2025, du 19 juin 2025, du 17 octobre 2025, principalement axé sur l’égalité, et du 1er décembre 2025.
- Contribution à l’analyse et au suivi des conclusions et débats relatifs à l’inclusion des personnes en situation de handicap et à la stratégie UE 2021–2030.
- Contribution aux débats sur le Semestre européen, système de coordination des politiques économiques et sociales.
- Contribution à l’analyse et au débat sur la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
- Contribution au débat sur la simplification de la législation sociale européenne.
- Contribution à l’analyse et au débat sur les défis socio-économiques posés par le vieillissement de la population.
Impact
- Renforcement de la qualité de la préparation ministérielle et de la cohérence des positions belges.
- Meilleure capacité à relier les discussions européennes aux priorités nationales en matière d’inclusion et d’égalité.
Conférence de haut niveau du 11 décembre 2025 dédiée aux indépendants
La mobilité des indépendants au sein de l’Union européenne s’intensifie, tandis que les statuts et les règles applicables restent très variables selon les États membres. Cette diversité complexifie la coordination des droits sociaux, la vérification des situations transfrontalières et la prévention des pratiques abusives. Dans ce contexte, la coopération européenne, l’échange d’expériences et l’innovation numérique constituent des leviers clés pour renforcer l’équité et la sécurité juridique.

Réalisations 2025
- Organisation, le 11 décembre 2025 au Résidence Palace à Bruxelles, d’une conférence européenne de haut niveau en collaboration avec l’Ecole nationale de sécurité sociale française (EN3S) et l’Autorité européenne du travail (AET), avec le soutien de l’INASTI.
- Réunion de plus de 120 participants autour de trois axes : cartographier la mobilité des indépendants, analyser les risques et schémas de fraude transfrontalière, et partager des solutions concrètes et des bonnes pratiques (coopération administrative, instruments juridiques, actions conjointes).
- Discussion de recommandations opérationnelles lors du panel de clôture, notamment en présence du ministre compétent en matière de lutte contre la fraude sociale, avec la préparation d’un rapport de conférence annoncé pour 2026. Ce rapport sera adressé aux acteurs institutionnels européens (Commission, Parlement, partenaires sociaux).
Impact
- Renforcement du réseau et convergence des diagnostics entre administrations, inspections et partenaires européens sur un sujet à forte sensibilité socio-économique.
- Mise en avant de pistes pragmatiques pour améliorer l’échange d’informations, la coopération transfrontalière et la prévention des abus, tout en soutenant une mobilité plus sûre et une meilleure protection des droits des indépendants.
- Influencer la Commission européenne sur la prise en compte de s préoccupations entourant le statut social des travailleurs indépendants au sein de l’UE dans la future initiative législative qui sera dédiée à la mobilité équitable.
Indicateurs de la protection sociale
Indicateurs de la protection sociale

“En 2025, nous avons pu mettre pleinement à profit notre expertise en matière de politique fondée sur des données probantes (Evidence-informed Policies) pour soutenir le nouveau gouvernement. Nous avons également continué de travailler au renforcement de ces capacités.”
– Rudi Van Dam –
Directeur général Analyse & Monitoring
Indicateurs de la protection sociale
Indicateurs de la protection sociale – Avant-propos de Rudi Van Dam
Avant-propos
Des chiffres pour un nouveau gouvernement
“Début 2025, un nouveau gouvernement a été formé. Le nouvel accord de gouvernement et les nouveaux exposés d’orientation politique des ministres nous ont fourni un nouveau cadre pour nos missions de soutien et de préparation des politiques. Un cadre difficile. Le gouvernement souhaite en effet aligner les finances publiques sur les engagements européens et a, à cet effet, établi un ambitieux programme de réformes. Les réformes concernant notamment le chômage, l’incapacité de travail et les pensions visent à réduire les dépenses et à favoriser l’insertion professionnelle. Par ailleurs, l’exposé d’orientation politique en matière d’affaires sociales met l’accent sur la volonté de garantir une protection sociale solidaire et durable.
Tout cela requiert des chiffres. Des chiffres sur l’évolution du budget, dont la sécurité sociale représente une part importante. Des chiffres sur l’impact des mesures. L’impact budgétaire, mais aussi l’impact social. Le budget reste-t-il sur les rails ? Comment les mesures s’articulent-elles entre elles et par rapport aux besoins en matière de protection sociale ?
Les chiffres et les connaissances empiriques peuvent aider à piloter le programme de changement afin d’attendre les objectifs. Concilier les objectifs d’économies et une protection sociale adéquate nécessite d’accorder une plus grande attention à l’efficacité et à l’efficience des politiques, sans pour autant perdre de vue les retombées, tant sociales qu’économiques, de la protection sociale.
En 2025, nous avons pu soutenir le programme politique et alimenter le débat social grâce aux compétences techniques que nous avons acquises, à l’expertise et à l’engagement de nos collaborateurs, ainsi qu’à la collaboration avec les cellules stratégiques et nos partenaires internes et externes. 2025 fut une année difficile, mais aussi une année où nous avons pu nous imposer en tant que fournisseur fiable de « données probantes » de qualité pour le monde politique. Un rôle que nous continuons à développer afin de le renforcer encore davantage à l’avenir.”
Indicateurs de la protection sociale – Budget et financement

Budget et financement de la sécurité sociale dans des circonstances difficiles
Le financement de la sécurité sociale
2025 a été une année particulière avec l’entrée en fonction d’un nouveau gouvernement animé de grandes ambitions, en dépit des défis budgétaires importants et du vieillissement de la population mettant à mal la durabilité de nos finances publiques.
Dans ce contexte de réformes structurelles en matière d’emploi, de compétitivité et de pensions, notre SPF a joué un rôle majeur de soutien dans le processus décisionnel.
Financement alternatif
En 2025, nous avons été sollicités à plusieurs reprises par les cellules politiques Affaires sociales et Indépendants afin de rédiger des notes techniques sur le financement alternatif. Ces travaux ont été réalisés en collaboration avec l’ONSS et l’INASTI et ont permis de garantir les moyens financiers des gestions globales.
En effet, dans le cadre de l’accord de gouvernement, une série de mesures relatives aux réductions de cotisations a été adoptée, ayant de ce fait un impact sur les cotisations sociales. Ces réductions de cotisations se rapportent notamment à la réduction ciblée de la charge salariale (y compris la compensation de l’augmentation des chèques-repas) et au plafond « cotisations sociales ».
Ces nouvelles réductions de cotisations entraînaient une perte de moyens pour l’ONSS-Gestion globale. Afin de compenser cet impact, il était nécessaire d’augmenter, à partir de 2025, le financement de la Gestion globale à hauteur de 350 millions d’euros. En conséquence, les pourcentages et les montants minimums du financement alternatif de l’ONSS-Gestion globale ont été relevés par l’arrêté royal du 4 juillet 2025 modifiant les pourcentages et les montants minimums du financement alternatif du régime des travailleurs salariés à partir de 2025.
D’autres dossiers préparés en 2025 seront finalisés en 2026, avec l’augmentation des pourcentages et des montants minimums du financement alternatif dans les régimes des travailleurs salariés et des travailleurs indépendants.
Par ailleurs, afin d’assurer la continuité du financement de l’assurance obligatoire soins de santé dès le début de l’exercice budgétaire, le SPF a préparé en 2025 un projet de loi modifiant l’article 20, § 2, de la loi du 18 avril 2017 portant réforme du financement de la sécurité sociale. Cette loi sera adoptée en 2026.
Subventions de l’État destinées à la sécurité sociale
La DG Analyse et Monitoring (DG A&M) calcule les subventions destinées à la sécurité sociale et en contrôle d’autres, dont les montants sont communiqués par les institutions publiques de sécurité sociale (IPSS), puis les inscrit au budget du SPF. Ces subventions sont ensuite engagées et liquidées périodiquement, en collaboration avec le service Budget.
Le SPF fixe les dates de paiement en concertation avec les IPSS et les communique ensuite au Trésor.
En 2025, le SPF a versé aux IPSS une vingtaine de subventions, pour un montant total de 28.188.222.245,44 euros.
Le tableau ci-dessus présente la ventilation de ce montant par catégorie de dotations :
| Catégorie | Montant en euro |
|---|---|
| Dotations ordinaires | 28.177.811.604,79 |
| NIS2 | 10.386.641,00 |
| Arrêté royal Diversité | 23.999,65 |
| Total : | 28.188.222.245,44 |
Monitoring budgétaire et financier de la sécurité sociale
Le SPF participe activement aux « Commissions Finances et Budget » (CFB), instaurées à l’ONSS-Gestion globale ainsi qu’à l’INASTI-Gestion globale, qui assurent un rôle essentiel dans le suivi budgétaire.
Lorsqu’un risque de dérapage budgétaire est constaté, la CFB concernée en informe le gouvernement et le Comité de gestion concerné afin que des mesures appropriées soient prises.
Parallèlement aux travaux menés au sein des Commissions Finances et Budget, notre SPF effectue le rapprochement des données financières (recettes et dépenses) transmises mensuellement à la Commission des problèmes financiers auprès de l’ONSS. Ces données sont comparées au budget de la sécurité sociale, ce qui permet de garantir la cohérence, la fiabilité et le suivi précis de l’exécution budgétaire.
Par ailleurs, à partir de l’exercice 2025, un certain nombre d’IPPSS passeront au nouveau système de certification de leurs comptes. À partir de l’exercice 2027, ce sera le cas pour toutes les IPSS : ce système sera assuré par la Cour des comptes et non plus par des réviseurs. Dans ce cadre, nous suivons également outre les observations de la Cour des comptes, les procédures administratives pour l’approbation des budgets et des comptes des IPSS, qui nous transmettent les données dont nous avons besoin pour les autres travaux budgétaires et financiers.
Exposé général du budget
Dans le cadre de l’élaboration et du suivi du budget, la DG A&M met à disposition du Comité de monitoring et du gouvernement des tableaux budgétaires. Ces tableaux regroupent les différents régimes et les différentes branches de la sécurité sociale et sont actualisés périodiquement, en particulier avant et après la confection du budget initial et du contrôle budgétaire.
Après chaque conclave budgétaire, la DG A&M rédige la partie de l’Exposé général du budget consacrée à la protection sociale dans son ensemble (sécurité sociale et assistance sociale). C’est sur la base de ce travail que sont déterminés les subventions et les financements alternatifs alloués aux différents régimes de la sécurité sociale, ainsi que le solde de financement de l’État. Ce travail est réalisé en étroite collaboration, d’une part avec le SPF BOSA, et d’autre part avec l’ensemble des institutions publiques de sécurité sociale.
En 2025, le total des dépenses de sécurité sociale s’élevait à 146,8 milliards d’euros. Ces dépenses constituent une part substantielle des dépenses de l’État, représentant environ 51 % du total des dépenses de l’État.
Dépenses de l'État
Source : SPF Sécurité sociale
Ces dépenses ont été financées par des cotisations sociales (83,2 milliards d’euros), les subventions ordinaires de l’État (20,5 milliards d’euros), les subventions des entités fédérées (0,4 milliard d’euros), les financements alternatifs (26,2 milliards d’euros), les recettes diverses (7,7 milliards d’euros) ainsi que par les dotations d’équilibre (7,4 milliards d’euros).
Source : SPF Sécurité sociale
La source des informations financières : la Commission de normalisation de la comptabilité des organismes d’intérêt public de la sécurité sociale
Les budgets et comptes constituent des instruments de politique essentiels. Ceux-ci s’appuient principalement sur la comptabilité des IPSS et d’autres organisations et administrations concernées.
La DG A&M joue un rôle important dans l’organisation de la comptabilité des IPSS : elle assure le secrétariat et la présidence de la Commission de normalisation de la comptabilité des organismes d’intérêt public de la sécurité sociale (AR du 5 mai 1993). Cette Commission est responsable de la confection du plan comptable des institutions, mais aussi de son utilisation en donnant les directives nécessaires et le soutien lors de l’interprétation des règles, par exemple à l’aide de circulaires.
Par ailleurs, le secrétariat répond aussi aux questions des IPSS concernant des problèmes comptables qu’ils rencontrent.
La loi du 28 février 2022 portant des dispositions diverses en matière sociale a introduit la certification des comptes des IPSS par la Cour des comptes, à partir de l’exercice 2025. Ce changement important dans le cadre d’un reporting qualitatif des finances publiques belges à la lumière des procédures de contrôle budgétaire de l’UE, fait également l’objet d’un accompagnement par la Commission et son secrétariat.
En 2025, le secrétariat a publié ou modifié six circulaires tant dans le domaine de la préparation des comptabilités sur la nouvelle procédure de certification, que de la mise en œuvre comptable de nouvelles mesures telles que le leasing vélo, les chèques repas et les budgets de mobilité. En outre, elle a étudié et répondu à un nombre important de questions émanant des IPSS concernant des propositions comptables.
Notre SPF est également chargé de la mission de consolidation de ces comptes en vertu de la même loi de 2022. Cela se fait dans le cadre de ce que l’on appelle les « comptes économiques », qui sont utilisés par l’ICN comme source pour les données de protection sociale dans les Comptes nationaux. Dans les années à venir, le secrétariat devra investir une grande partie de ses moyens dans la préparation de la mise en œuvre de cette mission dont l’importance est capitale à la lumière des mesures européennes de contrôle sur les finances publiques belges.
Indicateurs de la protection sociale
Indicateurs de la protection sociale – Nous mesurons l’impact des réformes

Nous mesurons l’impact des réformes
En 2025, l’équipe BELMOD du SPF Sécurité sociale a poursuivi le développement et l’entretien du modèle de microsimulation BELMOD, outil essentiel pour évaluer l’impact budgétaire, les effets sur la répartition des revenus et sur la pauvreté des réformes fiscales et sociales. En 2025, BELMOD a été utilisé intensivement pour étudier différentes mesures issues de l’accord de coalition 2025-2029. L’outil a notamment permis d’analyser l’impact de mesures fiscales sur les pièges à l’emploi et les impacts budgétaires et distributifs des différentes mesures.
En 2025, BELMOD a été utilisé pour la première fois afin d’analyser l’impact de la sécurité sociale sur le risque de pauvreté des travailleurs indépendants. Cette analyse montre que les pensions, les indemnités d’incapacité de travail et les allocations familiales jouent un rôle important dans la protection des travailleurs indépendants contre la pauvreté liée au revenu. Sans transferts sociaux, le risque de pauvreté des travailleurs indépendants dépasserait 22 %. Grâce aux transferts sociaux et à la fiscalité, ce risque est ramené à moins de 13 %.
La risque de pauvreté des indépendants avant et après les transferts sociaux (source : BELMOD)
Pour rester au courant des avancées méthodologiques et renforcer ses compétences, l’équipe BELMOD participe régulièrement à des séminaires, ateliers et conférences. En avril 2025, elle a assisté au QUEST & EUROLAB Training organisé par le Joint Research Centre (JRC) de la Commission européenne à Séville. Cette formation a marqué le début d’une collaboration visant à intégrer le modèle EUROLAB à BELMOD, ce qui permettra à l’avenir d’évaluer l’impact des politiques sur le marché du travail.
En septembre 2025, l’équipe a présenté les avancées de ce partenariat lors de l’EUROMOD Annual Meeting à Ljubljana, mettant en lumière les synergies entre EUROLAB et BELMOD, ainsi que le projet de nowcasting mené avec l’Université d’Anvers. Ce projet, qui utilise des méthodes mathématiques pour actualiser les données BELMOD, a été finalisé avec succès en fin d’année.
En 2025, BELMOD a également été présenté dans le cadre d’un certificat interuniversitaire sur l’évaluation des politiques publiques, organisé par l’UCLouvain, l’UBL, l’ULiège, l’UNamur et l’IWEPS. Cette initiative a permis de sensibiliser un public académique et professionnel aux capacités analytiques du modèle.
Par ailleurs, de nouveaux partenariats ont élargi le champ d’application de BELMOD. Le Centre de politique sociale Herman Deleeck (CSB) de l’Université d’Anvers a développé une méthode innovante pour identifier les incitants au travail pour les personnes inactives (voir Aerts et al., 2025), tandis que le projet E4BEL (financé par BELSPO) utilise BELMOD pour analyser les effets distributifs d’une tarification carbone ou de taxes carbone.
Indicateurs de la protection sociale
Indicateurs de la protection sociale – Dans la presse

Dans la presse : tendances en matière de pauvreté et de protection sociale
Monitoring de la situation sociale et de la protection sociale en Belgique
Au cours de l’année écoulée, nos rapports de monitoring ont été largement relayés par la presse, tant du côté francophone que néerlandophone. Dans le premier rapport, nous nous demandions si la Belgique était sur la bonne voie pour atteindre l’objectif européen de réduction de la pauvreté. Dans le deuxième rapport, nous avons comparé la position de la Belgique sur le plan international. Pour le troisième rapport, nous avons mis en place une collaboration avec l’équipe BELMOD et l’équipe Soutien politique Indépendants pour étudier en détail le risque de pauvreté et le rôle de la protection sociale chez les indépendants.
La conclusion du premier rapport était claire : nous sommes sur la bonne voie pour atteindre les objectifs l’UE-2030 en matière de pauvreté.
Du côté francophone, La Dernière Heure et L’Avenir titraient : « Le nombre de personnes à risque de pauvreté ou d’exclusion sociale diminue en Belgique : les objectifs de l’UE-2030 “sont à portée de main” ».
Du côté néerlandophone, De Standaard a également relayé le même message : “Halverwege het traject zit ons land goed op schema, zo blijkt uit het monitoringsrapport van de FOD Sociale Zekerheid”.
Le deuxième rapport a montré que la Belgique s’en sort remarquablement bien dans la lutte contre la pauvreté monétaire, mais qu’il reste beaucoup à faire concernant les familles où personne ne travaille. Ces messages positifs sur la pauvreté et le rôle de notre protection sociale à cet égard restent souvent trop méconnus dans le débat public. Nous avons contribué au débat de façon nuancée et grâce à une analyse chiffrée rigoureuse. Une étroite collaboration entre les services a permis de répondre aux nombreuses questions de la presse.
Voici une sélection parmi les nombreux articles issus de plus d’une trentaine de publications
« Volgens de experten van de overheidsdienst Sociale Zekerheid tonen de cijfers aan dat inkomensbescherming loont. Ze waarschuwen dat zonder sociale bescherming de armoedecijfers zouden stijgen. Om vooruitgang te boeken is een dubbele strategie noodzakelijk: inkomenssteun behouden én tegelijk jobs creëren. »
– De Tijd, 29/09/2025 –
« Le chiffre peut sembler énorme. Il est pourtant en baisse. Avec 18,2 % de sa population exposée au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale – plus d’un Belge sur six, tout de même –, la Belgique se place sous la moyenne européenne (21 %). Ce constat ressort du dernier rapport de suivi rédigé par le SPF Sécurité sociale. »
– Le Soir, 29/09/2025 –
«Sociale uitkeringen halveren het armoederisico in België, terwijl ze dat risico in de EU gemiddeld maar met een derde verminderen. België kende zelfs – op Italië na – de sterkste toename in effectiviteit van sociale bescherming tussen 2019 en 2024. »
– Natascha Van Mechelen dans De Standaard, 30/09/2025
« La pauvreté monétaire diminue très fort depuis 2019. Elle est passée de 14,8 % à 11,5 % en 2024. Nous sommes le deuxième meilleur taux d’Europe derrière la Tchéquie (9,5 %). »
– Natascha Van Mechelen dans Trends-Tendances, 29/09/2025
« On voit aussi qu’une grande partie des personnes qui composent ces familles sans emploi sont des personnes de plus de 50 ans. Parfois, tout est une question de ciblage. En tant que chercheurs, nous avons une idée des profils des personnes les plus à risque de tomber dans la pauvreté. Mais pour le reste, c’est évidemment une question de choix politiques. »
– Jeroen Horemans dans L’Avenir, 29/09/2025
«Ik denk dat we wel kunnen zeggen dat het beleid van de vorige regering impact heeft gehad. Voor een stuk is dat terug te brengen naar de uitkeringen en minimumlonen die verhoogd zijn, en niet alleen door ze te indexeren. Eigenlijk zijn alle laagste inkomens naar boven getild, waardoor een hele groep over de armoedegrens is kunnen springen. »
– Natascha Van Mechelen dans De Morgen, 29/09/2025
Indicateurs de la protection sociale – Statistiques

Statistiques
Nous professionnalisons la conception et la diffusion de nos statistiques
Le SPF Sécurité Sociale (DG Analyse & Monitoring) élabore des statistiques sur la protection sociale dans notre pays. Il s’agit en partie de statistiques qui trouvent leur source dans les obligations internationales, et en partie de statistiques élaborées de notre propre initiative dans un contexte national.
Afin de rendre les chiffres relatifs à la protection sociale plus accessibles, la DG A&M publie aussi régulièrement des articles explicatifs destinés à interpréter et à replacer des chiffres spécifiques dans leur contexte. Outre la brochure contenant les données ESSPROS, plusieurs numéros de la série « Focus sur les chiffres » ont également été publiés en 2025, et présentent les nouveaux chiffres de manière concise. Les « Focus sur les chiffres » suivants ont été publiés :
- Dépenses de protection sociale : augmentation des dépenses en 2023 et 2024, après une baisse durant les années post-COVID-19 (09 décembre 2025)
- Dépenses de santé en Belgique : en 2023, les dépenses totales approchent à nouveau le niveau pré-covid (06 octobre 2025)
- « Risks that Matter » 2024 : Participation accrue des femmes sur le marché du travail ou augmentation de la migration : quelle réponse à prioriser face au vieillissement et à la pénurie sur le marché du travail ? (10 septembre 2025)
- Allocations aux personnes en situation de handicap : augmentation continue du nombre de bénéficiaires en 2024 (08 avril 2025)
En 2025, une grande attention a été accordée à l’élaboration d’une note de vision sur la modernisation des statistiques relatives à la protection sociale. Cette note de vision définit les orientations pour la production, le développement et la diffusion des statistiques pour la période 2025-2028. Elle doit permettre de mieux répondre aux besoins en statistiques de qualité sur la protection sociale, en tenant compte des ressources disponibles et dans le cadre de notre rôle d’organisation en réseau.
La mise en œuvre de la note de vision a déjà débuté en 2025. Dans ce cadre, une dernière version abrégée du « Vademecum des données financières et statistiques de la protection sociale en Belgique » a été publiée. Depuis les années 1980, le Vademecum retrace l’évolution des principaux indicateurs statistiques et financiers relatifs à la protection sociale. Étant donné qu’un certain nombre de statistiques importantes sont également disponibles en ligne, où elles sont mises à jour plus rapidement, une publication distincte est devenue moins nécessaire. Pour les statistiques restantes, une solution sera recherchée dans le cadre de la poursuite de la réforme. Un autre volet du processus de révision a également été lancé, à savoir l’élaboration d’un plan de communication pour les statistiques.
En tant qu’« autre autorité nationale » au sein du Système statistique européen, le SPF Sécurité sociale a participé aux groupes de travail mis en place par Statbel afin de donner suite aux recommandations concernant les statistiques publiques belges issues de l’examen par les pairs organisé par Eurostat en 2021. Le processus de révision des statistiques tient compte de ces recommandations.
Dans le cadre d’Eurostat, on soutient le renforcement des comptes de la santé, en accordant notamment une attention particulière aux soins de longue durée, ainsi qu’aux statistiques sur la protection sociale. En ce qui concerne ces dernières, des travaux sont en cours pour développer des statistiques relatives au nombre de bénéficiaires de certaines prestations. Alors que des chiffres sont déjà disponibles concernant le nombre de bénéficiaires dans le domaine des pensions, des efforts supplémentaires seront consentis pour étendre ces statistiques aux bénéficiaires de revenus minimums et d’allocations de chômage.
Illustration : le coût de la santé
En 2023, 10,8 % du produit intérieur brut a été consacré aux soins de santé en Belgique. Ce chiffre correspond à peu près au niveau de 2022 (10,7 %) et à celui des années précédant la pandémie (avec généralement un pourcentage avoisinant les 10,9 %). Cette année-là, les dépenses de santé ont été inférieures à celles de la France (11,5 %) et de l’Allemagne (11,7 %), mais supérieures à celles des Pays-Bas (9,8 %). Si l’on compare notre pays à d’autres pays d’Europe occidentale, la Belgique se situe dans la moyenne.

Source : SPF Sécurité Sociale
Ces estimations sont établies selon la méthodologie des comptes de la santé dite SHA (System of Health Accounts), mise au point par l’OCDE, Eurostat et l’OMS ; elles sont de plus en plus utilisées pour étayer les politiques au niveau de l’UE, comme dans le « rapport sur le vieillissement » et les recommandations spécifiques par pays adressées aux États membres.
Illustration : Quel est le niveau des dépenses sociales en Belgique ?
En 2023, les dépenses consacrées aux prestations de protection sociale s’élevaient à 165,8 milliards d’euros, soit une hausse de 8,2 % par rapport à 2022. Pour 2024, on prévoit une accélération de la hausse jusqu’à 177,9 milliards d’euros, soit une nouvelle augmentation de 7,3 %. Cela représenterait 28,7 % de notre PIB, contre 27,5 % en 2025. Bien que le niveau des dépenses soit supérieur à la moyenne de l’UE, les dépenses dans notre pays sont certes plus élevées qu’aux Pays-Bas, mais inférieures à celles de l’Allemagne et de la France.

Source : SPF Sécurité Sociale
Indicateurs de la protection sociale
Indicateurs de la protection sociale – Données administratives

Les données administratives comme fondement d’une politique pilotée par les connaissances
Une politique sociale performante et tournée vers l’avenir repose sur des connaissances, des faits et des analyses. Dans un contexte social complexe et en perpétuelle mutation, il est essentiel que des choix politiques ne se fondent pas uniquement sur l’intuition ou sur des informations ad hoc, mais reposent sur des données fiables et des conclusions scientifiques. L’importance d’une politique pilotée sur les connaissances et étayée a de plus été explicitement soulignée dans l’accord de gouvernement fédéral, qui a plaidé pour un plus grand recours aux données, à l’analyse et à l’évaluation pour soutenir le processus politique. En confrontant systématiquement la politique à des preuves empiriques, les pouvoirs publics peuvent mieux répondre aux besoins de la société et accroître l’efficacité des mesures.
Dans ce cadre, les données administratives jouent un rôle crucial. Elles offrent un regard unique et détaillé sur la réalité sociale et celle du monde du travail en Belgique et permettent d’analyser la politique tout au long de la vie des citoyens. Les données administratives ne sont pas seulement récentes et exhaustives, mais elles permettent également d’assurer le suivi précis des mesures de politique et de les évaluer, sans que cela suppose une charge d’enquête supplémentaire pour les citoyens ou les entreprises.
Des outils d’analyse avancés font également un usage intensif de données administratives. C’est le cas du modèle de microsimulation BELMOD, qui identifie l’impact de mesures politiques sociales et fiscales, et se fonde en grande partie sur des sources de données administratives. Grâce à cette base de données, BELMOD peut simuler des choix politiques et analyser leurs effets sur différents groupes de population, ce qui permet aux décideurs politiques de choisir en toute connaissance de cause.
Le SPF Sécurité sociale travaille depuis de nombreuses années avec ses partenaires au décloisonnement des données administratives pour la science et la politique. En collaboration avec notamment le SPF Emploi, Travail et Concertation sociale (ETCS), le SPP Politique scientifique (BELSPO) et le monde académique, nous soutenons la Banque Carrefour de la sécurité sociale (BCSS) qui a développé un datawarehouse marché du travail et protection sociale et en assure la gestion. Ce datawarehouse est actuellement une des plus importantes sources de données administratives dans notre pays et constitue un pilier essentiel pour l’analyse et le monitoring politique, la recherche scientifique et l’évaluation des mesures sociales. Et ce non seulement au niveau fédéral, mais également au niveau international, régional et même local.
Afin d’ancrer encore davantage les données administratives dans le fonctionnement quotidien, la cellule de connaissance Données administratives a été créée en 2024 avec le SPF ETCS. Cette cellule de connaissance a pour objectif de rassembler l’expertise, de renforcer la collaboration et de continuer à professionnaliser l’utilisation de données administratives pour l’analyse politique.
Par ailleurs, la Conférence interministérielle Emploi a demandé aux administrations compétentes de lancer une concertation interfédérale sur l’accès aux données administratives pour une politique pilotée sur les connaissances. Dans ce cadre, un groupe de travail technique interfédéral a été créé, BelAccess, dont le service Développement scientifique de la DG Analyse & Monitoring assure le secrétariat. Dans le courant de l’année 2025, un rapport a été rédigé dans lequel les défis majeurs relatifs à l’accès aux données ont été identifiés et expliqués. Le groupe de travail BelAccess a en outre formulé des recommandations concrètes pour un comité de pilotage interfédéral de haut niveau. Le rapport BelAccess ainsi que la note consolidée comprenant des actions concrètes à court et moyen terme par ce groupe de pilotage de haut niveau ont été présentés aux ministres fédéraux et régionaux de l’Emploi et des Affaires sociales.
Avec ces initiatives, le SPF Sécurité sociale souligne son engagement afin d’exploiter au maximum les données administratives en tant que fondement pour une politique sociale pilotée sur les connaissances et étayée.
Une solide expertise juridique
Une solide expertise juridique

“La sécurité sociale belge est le pilier sur lequel chaque citoyen peut s’appuyer tout au long de sa vie – un système indispensable. La Direction générale Expertise juridique joue un rôle de premier plan dans ce domaine, en modernisant le système et en veillant à ce qu’il reste solide et efficace.”
– Maruja Van Baelen –
Directeur général Expertise juridique
Une solide expertise juridique
Une solide expertise juridique – Avant-propos de Maruja Van Baelen
Avant-propos
Une expertise juridique solidement étayée
“La sécurité sociale belge est le pilier sur lequel chaque citoyen peut s’appuyer tout au long de sa vie – un système indispensable. La Direction générale Expertise juridique joue un rôle de premier plan dans ce domaine, en modernisant le système et en veillant à ce qu’il reste solide et efficace.
Ses activités portent sur de nombreux dossiers juridiques complexes et parfois sensibles. Elles vont de la rédaction de textes législatifs et du traitement de dossiers individuels à l’analyse des modalités de transposition de la réglementation européenne dans le contexte belge et à la gestion du contentieux.”
Une solide expertise juridique
Une solide expertise juridique – La DG Expertise juridique en quelques chiffres

La DG Expertise juridique en quelques chiffres
Le paysage social belge repose sur de nombreux dossiers juridiques complexes et parfois sensibles. De la législation et des dossiers personnels à l’analyse de la manière dont les réglementations européennes peuvent être transposées au niveau belge. Ce n’est là qu’une partie des nombreuses tâches de la Direction générale Expertise juridique.
Outre le travail purement légistique (rédaction de textes réglementaires), la DG apporte un appui juridique et technique aux ministres et aux partenaires impliqués dans la préparation et la mise en œuvre des politiques.
Un aperçu de notre action
- Nombre de textes réglementaires :
- 62 textes finalisés
- 94 textes en cours de rédaction
- Messages, notes, réponses sur Piramid (plateforme de connaissances pour les travailleurs indépendants) : 7
- Contentieux :
- 27 dossiers actifs en 2025
- 100 dossiers en attente de traitement au 31/12/2025
- Projets de réponse à des questions parlementaires écrites : 467
- Projets de réponse à des questions parlementaires orales : 46
- Réponses à des questions de citoyens : 503
- Dossiers administratifs : 266
- Réunions de commissions et de conseils (hors WITA) : 51
Une solide expertise juridique
Une solide expertise juridique – Soutien politique Indépendants

Soutien politique Indépendants
En 2025, l’équipe Soutien politique Indépendants (SPI) a travaillé sur un projet axé sur l’information des travailleurs indépendants en matière d’incapacité de travail. L’objectif de ce projet était de dresser un tableau de l’information communiquée en matière d’incapacité de travail.
Projet Balises Indépendants – incapacité de travail
Dans le cadre du projet Balises Indépendants, l’équipe SPI a évalué les informations en ligne relatives à l’incapacité de travail chez les travailleurs indépendants. Des sites web d’organisations publiques, de mutuelles et de caisses d’assurances sociales ont été évalués par rapport à des exigences minimales en matière de contenu et de forme.
Résultats de l’analyse
L’analyse a révélé que les informations disponibles étaient très utiles sur le fond, mais insuffisamment intégrées et souvent difficilement accessibles. Les informations sont morcelées et généralement non adaptées au public cible. Il y a trop peu de renvois et l’utilisation de jargon, un langage incohérent et des styles de présentation divergents rendent difficile la compréhension des informations. Certaines organisations n’expliquent pas suffisamment la réglementation légale ou la relèguent trop à l’arrière-plan.
Prochaines étapes
Au sein du groupe de travail Balises Indépendants, l’équipe SPI mettra en évidence les opportunités qui ressortent de cette analyse. Dans ce contexte, nous plaidons pour une collaboration plus étroite entre tous les acteurs concernés, dans le but d’offrir des informations intégrées, compréhensibles et accessibles, dans une perspective centrée sur le travailleur indépendant. Les indépendants pourront ainsi exercer pleinement leurs droits en matière de protection sociale.
Rapport sur la pauvreté chez les travailleurs indépendants
L’année 2025 a également été marquée par un projet important pour l’équipe SPI : le rapport de suivi sur la pauvreté chez les travailleurs indépendants.
Contexte
Chaque année, l’équipe Statistics and Impact Assessment (SIMPA) de la Direction générale Analyse et Monitoring procède à une analyse de l’évolution de la situation sociale et de la protection sociale en Belgique, basée sur les données d’enquête européennes (EU-SILC).
Ces analyses indiquent clairement que, ces dernières années, la protection sociale a aussi permis de réduire le risque de pauvreté chez les travailleurs indépendants. Et ce, particulièrement en temps de crise. L’équipe SPI a soutenu ce projet en fournissant des analyses complémentaires basées sur les données BELMOD. Le modèle BELMOD a permis de déterminer de manière plus détaillée, pour un échantillon plus large, dans quelle mesure certaines prestations protègent les travailleurs indépendants contre le risque de pauvreté monétaire en Belgique.
Collaboration interéquipes
L’équipe SPI a accordé une grande importance à cette collaboration. En effet, la collaboration entre équipes/DG est l’un des principaux objectifs stratégiques de l’équipe SPI. La réalisation de cette analyse conjointe est le résultat de cette collaboration fructueuse.
Une solide expertise juridique
Une solide expertise juridique – Soutien politique Salariés

Soutien politique Salariés
En 2025, l’accord de gouvernement a donné le ton : des analyses approfondies, une concertation permanente avec les ministres et les institutions publiques de sécurité sociale (IPSS) et un agenda chargé de projets structurels.
Principaux dossiers
Parmi les dossiers les plus importants figurent des réformes ambitieuses (comme la réforme des pensions ou du Fonds amiante) et la mise en place – ou la poursuite – de mesures clés telles que la réintégration sur le marché du travail, la limitation temporaire de l’indexation des prestations sociales, les flexi-jobs et bien d’autres encore.
En outre, le service Soutien politique Salariés a participé activement à la préparation et à la gestion des lois portant des dispositions diverses et des lois-programmes mettant en œuvre l’accord de gouvernement.
Par ailleurs, nous avons continué d’améliorer nos processus de gestion internes grâce à une description plus détaillée de ces processus et à la rédaction de manuels (exemple : projet de rationalisation des processus administratifs).
Gestion du contentieux au nom de l’État belge
Le nombre de dossiers de litige à traiter était particulièrement élevé en 2025. Au 31 décembre 2025, le nombre de dossiers en cours était de 17 % supérieur à la situation au 31 décembre 2024.
De nombreux recours ont été introduits contre les réformes récemment mises en place par le gouvernement, telles que la limitation de l’indexation des pensions des fonctionnaires, l’instauration de l’indemnité d’incapacité temporaire de travail pour les fonctionnaires et la suspension de l’enveloppe bien-être pour la période 2024-2029.
La gestion de ce contentieux a nécessité des analyses juridiques approfondies et une concertation à la fois avec les cellules stratégiques, les avocats et les IPSS concernées.
Une solide expertise juridique
- Commissions et conseils
- Collège national de médecine d’assurance sociale en matière d’incapacité de travail
- Commission administrative de règlement de la relation de travail
- La Commission du travail des arts
- Conseil consultatif fédéral des aînés (CCFA)
- Conseil supérieur des volontaires
- Des missions qui se recoupent
Une solide expertise juridique – Commissions et conseils

Commissions et conseils
Plusieurs commissions et conseils relèvent de la Direction générale Expertise juridique. Ces instances sont indépendantes. Le service Commissions et Conseils leur apporte un appui administratif, juridique et logistique. Ce service soutient également les cellules stratégiques dans les domaines concernés en réalisant des analyses, en rédigeant des projets de réponse aux questions parlementaires et en élaborant des projets de lois et de règlements (y compris les formalités préparatoires nécessaires).
En bref : le service Commissions et Conseils informe les citoyens, les administrations et les professionnels sur les sujets qui relèvent de sa compétence, et ce, tant par e-mail que par téléphone. Les Conseils sont des organes consultatifs composés d’experts et d’organisations faîtières de la société civile.
Collège national de médecine d’assurance sociale en matière d’incapacité de travail
Le Collège national de médecine d’assurance sociale en matière d’incapacité de travail (CNMAS) élabore des méthodes standardisées pour l’évaluation de l’incapacité de travail, en vue d’harmoniser les évaluations entre les différentes branches de la sécurité sociale.
Pour remplir ses missions, le CNMAS peut compter sur le soutien de plusieurs organismes. Les membres du Collège représentent en effet différents organismes et acteurs du secteur de (la reconnaissance de) l’incapacité de travail (au niveau fédéral) ainsi que les associations scientifiques de médecins généralistes, de médecins-conseils, d’experts médicaux et de médecins du travail.


Commission administrative de règlement de la relation de travail (CRT)
La Commission administrative de règlement de la relation de travail prend des décisions et émet des avis quant à la nature d’une relation de travail. En d’autres termes, elle évalue si une personne est un travailleur salarié ou un travailleur indépendant.
- Demandes reçues : 31
- Décisions prises et avis rendus : 30
- Séances : 15
Visite d’une délégation néerlandaise
Thierry Aarsten, membre du Parlement néerlandais du Parti populaire pour la Liberté et la Démocratie (VVD), a rendu visite à la Commission administrative de règlement de la relation de travail le 25 février 2025. Lui et sa délégation souhaitaient en savoir plus sur le fonctionnement de la Commission et son cadre législatif. Ils ont vu de nombreux avantages aux critères clairs fixés par la loi belge sur les relations de travail et à la méthode de travail de la Commission de règlement de la relation de travail.
À la suite de cette visite, ce parlementaire néerlandais (nommé ministre du Travail et de la Participation du gouvernement néerlandais le 23 février 2026) a présenté une proposition de loi très clairement basée sur la loi belge sur les relations de travail. Cette proposition prévoit également la création d’une commission d’évaluation du cadre de référence de la loi relative aux travailleurs indépendants (‘Commissie Beoordeling Toetsingskader Zelfstandigenwet’). Il y est explicitement indiqué que cette commission s’inspire de la Commission belge des relations de travail.
La Commission administrative de règlement de la relation de travail traite les demandes individuelles de (futurs) travailleurs afin de leur garantir une sécurité juridique quant à leur statut social.
La Commission du travail des arts
La Commission du travail des arts statue sur les demandes d’attestation du travail des arts. Cette attestation permet aux travailleurs des arts de bénéficier d’avantages spécifiques en matière de sécurité sociale. Pour en savoir plus sur la Commission du travail des arts, l’attestation du travail des arts et Working in the Arts.
La Commission du travail des arts traite les dossiers individuels de travailleurs des arts afin qu’ils obtiennent les droits liés à l’attestation du travail des arts.


Conseil consultatif fédéral des aînés (CCFA)
Le Conseil consultatif fédéral des aînés fait en sorte que la voix des seniors soit entendue au niveau fédéral. Cet organe consultatif se penche sur les thèmes qui les concernent directement, tels que les pensions, les soins de santé, la mobilité, la précarité et l’égalité des chances.
Réunions
- Plénière : 3
- Bureau : 3
- Commission Pensions : 6
- Commission Égalité des chances : 6
- Commission Soins de santé : 4
- Commission Mobilité : 2
- Commission Intégration sociale et lutte contre la précarité : 2
Pour en savoir plus et consulter les avis du CCFA : Conseil consultatif fédéral des aînés
Conseil supérieur des volontaires (CSV)
Le Conseil supérieur des volontaires est le trait d’union entre les citoyens actifs dans le volontariat et les autorités fédérales. Par un dialogue ouvert, le Conseil attire l’attention sur les problèmes spécifiques rencontrés par les volontaires : droit de la responsabilité civile, sécurité sociale, fiscalité, droit du travail, etc.
- Réunions : 26 (dont 3 réunions du Bureau et 3 assemblées générales)
- Avis émis : 1
- Réponses à des questions (émanant d’administrations, d’ASBL, d’avocats, de secrétariats sociaux, de citoyens, etc.) : 95
- par e-mail : 55
- par téléphone : 40
En 2025, le secrétariat du CSV s’est attelé à la constitution d’un Comité national composé de représentants des trois communautés linguistiques, dans le cadre de l’Année internationale des volontaires 2026 proclamée par les Nations unies.
Pour en savoir plus : Conseil supérieur des volontaires

Des missions qui se recoupent
Les tâches principales du Conseil supérieur des volontaires et du Conseil consultatif fédéral des aînés sont les suivantes :
- Représenter structurellement les intérêts, besoins et droits des volontaires et des aînés dans la politique fédérale.
- Formuler des avis fondés et représentatifs pour les ministres qui les consultent, de façon à s’assurer que la réglementation réponde mieux aux besoins pratiques et aux spécificités de ces secteurs.
- Amplifier la voix des volontaires et des aînés dans le débat politique et social et contribuer ainsi à une société inclusive et valorisante pour ces personnes.
- Offrir aux organisations actives dans ces secteurs un canal structuré pour se rencontrer et partager leur expertise, leurs visions d’avenir et leurs préoccupations.
SPF en mouvement
SPF en mouvement

“Les valeurs ne sont plus des notions abstraites, mais des choix concrets que l’on peut faire chaque jour.”
– Christof Van den Bergh –
Directeur-général des Services de support
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SPF en mouvement – Employeur pionnier 2026

Employeur pionnier 2026
En 2025, le SPF Sécurité sociale a été reconnu Employeur pionnier pour la deuxième année consécutive. Cette reconnaissance intervient dans un contexte de changement et d’évolution des modes de travail, notamment lié au travail hybride.
L’organisation a poursuivi un travail sur sa culture organisationnelle en s’appuyant sur ses valeurs. Celles-ci ont été actualisées en 2025, alignées sur la mission et la vision du SPF, et complétées par l’intégration explicite de la durabilité.
Le comité de direction a engagé une démarche visant à préciser la signification des valeurs et leur mise en pratique. Ce travail a porté sur les attentes liées à la manière d’incarner les valeurs, sur la prise de décision et sur la manière d’assumer collectivement les choix effectués. Les accords d’équipe constituent un élément central de cette démarche, avec une attention particulière portée à la cohésion sociale dans le contexte du travail hybride.
Dans la continuité, la démarche a été déployée au sein de l’organisation. Des dizaines d’équipes ont élaboré leurs propres accords afin d’ancrer les valeurs dans leur fonctionnement et leur collaboration au quotidien.
Cette action s’inscrit dans une dynamique de collaboration entre les Management Officer de chaque DG, le middle management et les Business partners du service des ressources humaines, dans le cadre du renforcement d’une culture organisationnelle durable au sein du SPF Sécurité sociale.
En octobre, la réunion annuelle de l’ensemble des collaborateurs du SPF Sécurité sociale a été consacrée à la manière d’aborder le changement. Les échanges ont porté sur l’expression des points de vue et le respect des opinions. Les valeurs y ont été abordées comme des choix concrets pouvant être posés au quotidien. Dans ce cadre, le développement d’outils destinés aux cadres et aux équipes a été poursuivi afin de concrétiser cette approche.
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SPF en mouvement – Lancement du système de qualité

Lancement du système de qualité
Dans le cadre de sa contribution à une société juste, durable et inclusive, le SPF Sécurité sociale a lancé, en 2025, le déploiement de sa démarche qualité, considérée comme un levier essentiel de professionnalisation et de fiabilité de l’action publique.
Au niveau de la Direction-générale des Personnes handicapées (DG HAN), le SPF développe un système de qualité intégré en vue d’obtenir la certification ISO 9001 pour les processus liés à la prestation de services aux personnes en situation de handicap. Cette certification couvre les processus clés, de l’évaluation du handicap aux décisions administratives et aux contacts avec les citoyens. Elle vise également à consolider et à objectiver les efforts d’amélioration déjà entrepris ces dernières années au sein de la DG HAN, en les inscrivant dans un cadre structuré et reconnu.
Une gouvernance spécifique a été mise en place afin de structurer les processus, un système interne d’audits de qualité et la documentation nécessaires . Le système repose sur trois leviers : l’égalité d’attribution des droits, l’égalité d’accès aux droits et la perception positive des citoyens. Il vise à garantir des décisions correctes et prises en temps utile, des processus simplifiés et harmonisés, ainsi qu’un service fiable, empathique et efficace. Des projets d’amélioration transversaux ont également été lancés en matière de gestion des connaissances, des processus et des compétences afin de soutenir la certification ISO 9001.
Au niveau de l’ensemble du SPF, l’objectif est d’ancrer durablement une culture de la qualité et de l’amélioration continue. Cette démarche s’appuie sur des méthodologies claires, des processus structurés et les référentiels existants en matière de maîtrise de l’organisation. Les principes de la norme ISO 9001 sont progressivement intégrés dans les pratiques de gestion afin de renforcer la transparence, la traçabilité et la cohérence de l’action administrative.
À travers ces deux axes complémentaires, le SPF vise à offrir aux citoyens un service plus lisible, plus équitable et plus fiable, tout en garantissant aux ministres un appui administratif solide, documenté et orienté vers les résultats.
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SPF en mouvement – Stratégie et organisation

Stratégie et organisation
Dans le cadre de la nouvelle législature, le SPF a élaboré, au travers de nombreux groupes de travail internes et d’un séminaire avec son middle management, son nouveau plan stratégique pour la période 2025-2029.
Le plan stratégique constitue le cadre de référence pluriannuel du SPF Sécurité sociale. Il définit les orientations générales de l’organisation et les objectifs stratégiques qui structurent son action. Il précise la manière dont les priorités politiques sont traduites en actions administratives, dans le respect des missions confiées au SPF, et vise à garantir la cohérence et la continuité de l’action publique sur plusieurs années.
Sur la base des exposés d’orientation politique et des premières notes de politique générale de ses ministres de tutelle, le SPF a défini son champ d’intervention dans la mise en œuvre de l’Accord de Gouvernement. Il a également précisé l’organisation interne nécessaire pour soutenir au mieux les ministres, renforcé le développement d’une approche fondée sur les faits probants (evidence-based) et arrêté ses priorités en matière de service aux personnes en situation de handicap et aux travailleurs des arts.
En interne, le SPF a par ailleurs défini ses orientations en matière de gestion des connaissances, de maîtrise de l’organisation, de gouvernance informatique, de cybersécurité, de valeurs organisationnelles, de gestion durable, de communication et de gestion de la qualité.
Un exercice spécifique a été également mené afin d’identifier les tâches essentielles de l’organisation. Pour chaque domaine, une analyse a permis de déterminer les activités à maintenir prioritairement et celles dont la poursuite ne serait plus réaliste, au regard du contexte budgétaire, de leur plus-value sociétale et de la charge de travail constatée.
Une première proposition de plan stratégique a été transmise aux ministres compétents fin de l’année 2025.
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SPF en mouvement – L’intelligence artificielle, un levier d’innovation maîtrisé

L’intelligence artificielle, un levier d’innovation maîtrisé
Une transformation structurée et progressive
En 2025, le SPF Sécurité sociale a poursuivi sa réflexion sur l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) au sein de ses activités. Un Groupe de Travail dédié a coordonné cette démarche, avec une priorité : explorer de manière structurée et progressive le potentiel de l’IA tout en garantissant un usage responsable, conforme et utile.
Sensibiliser et accompagner
Tout au long de l’année, des actions de sensibilisation ont été menées auprès des collaborateurs : partages d’informations, sessions d’échange et premières formations ciblées. Ces initiatives visaient à mieux comprendre les possibilités offertes par l’IA, mais aussi ses limites et ses risques. Une vision stratégique interne claire, destinée à structurer les prochaines étapes, a été approuvée par le Comité de direction et est en cours d’implémentation. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de tirer pleinement parti des atouts de l’IA afin ’améliorer la qualité des analyses, de renforcer l’efficacité des processus internes et de soutenir les collaborateurs dans leurs missions.
Encadrer les usages et maîtriser les risques
Une attention particulière est portée à l’éthique et au respect du cadre légal. Le SPF a contribué à la Charte fédérale pour l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle dans les services publics. Parallèlement, des lignes directrices internes ont été en préparation afin d’encadrer l’utilisation de l’IA par ses collaborateurs.
Dans ce cadre, la DG Expertise Juridique a conduit une analyse juridique approfondie de la législation applicable, notamment de l’IA Act, du RGPD et des textes connexes.
Se projeter vers l’avenir
Le SPF analyse les outils disponibles sur le marché et échange avec d’autres institutions publiques. L’objectif est clair : faire de l’intelligence artificielle un outil au service des missions du SPF, dans une approche progressive, transparente et centrée sur l’humain.
L’IA fait désormais partie des objectifs stratégiques et opérationnels à long terme du SPF. Chaque direction-générale est invitée à intégrer cette évolution technologique dans ses réflexions et ses projets, afin d’identifier les usages pertinents, permettant d’augmenter l’efficience des objectifs des collaborateurs du service public au quotidien.
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SPF en mouvement – Préparation de la fusion SPF Sécu , SPF ETCS et SPP IS

Préparation de la fusion SPF SZ , SPF ETCS et SPP IS
Déjà en 2024, les présidents du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale (ETCS) et du SPF Sécurité sociale ont exprimé la volonté de renforcer les liens entre leurs organisations. Cette démarche s’est concrétisée début 2025, à la suite de la conclusion d’un accord de gouvernement fédéral prévoyant une réorganisation des services publics fédéraux. Cette réorganisation devait être traduite dans une note élaborée au nom du Collège des présidents. Pour mener à bien ce travail, une taskforce fédérale spécifique a été constituée. Elle a développé plusieurs scénarios de réforme, sur la base desquels le Collège des présidents a présenté une proposition visant à redéfinir le paysage administratif fédéral Notre organisation s’est investie dans ce taskforce pour aboutir à un scénario qui est devenu l’un des éléments majeurs de cette réorganisation : la fusion du SPF ETCS, du SPF Sécurité sociale et du SPP Intégration sociale. L’objectif est de créer un nouveau SPF capable de répondre plus efficacement aux enjeux futurs en matière d’emploi et de protection sociale. En décembre, le gouvernement a confirmé officiellement ce regroupement.
Cette fusion n’est pas une fin en soi, elle rend les administrations concernées plus fortes, plus agiles et les préparent mieux aux défis de demain.
Les avantages que nous voulons réaliser grâce à cette fusion sont :
- Renforcer l’expertise en réunissant et en partageant les compétences, les connaissances et les données.
- Avoir une politique transversale plus cohérente et plus efficace dans les domaines stratégiques. Afin d’avoir une politique forte et orientée vers l’avenir dans les domaines de la politique sociale.
- Améliorer les processus internes en partageant les bonnes pratiques et en harmonisant les méthodes de travail. En libérant des ressources dans le fonctionnement interne, nous augmentons notre capacité à assumer nos tâches essentielles.
- Optimiser les ressources en unissant nos moyens financiers et notre personnel et en absorbant ainsi les économies sans mettre nos tâches essentielles en danger.
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SPF en mouvement – Tous talents comptent

Tous talents comptent : inclusion et emploi des personnes en situation de handicap
En décembre 2025, à l’occasion de la Journée internationale des personnes en situation de handicap, le SPF Sécurité sociale a organisé la conférence « Tous talents comptent ». Cet événement s’inscrit dans la dynamique fédérale visant à renforcer l’inclusion professionnelle des personnes en situation de handicap au sein des administrations publiques.
La conférence a réuni des collaborateurs fédéraux, des experts, des représentants associatifs et institutionnels ainsi que des personnes concernées. Les échanges ont porté sur les pratiques existantes et les leviers permettant de favoriser une inclusion durable, notamment en matière de recrutement, d’accompagnement et de gestion des parcours professionnels.
Les travaux menés s’inscrivent dans le cadre du suivi du quota légal de 3 % et des actions coordonnées par la CIPH/CNPH. Les résultats récents confirment la progression du SPF Sécurité sociale, avec un taux de collaborateurs en situation de handicap supérieur à 4,4 % en 2024, plaçant l’organisation parmi les administrations fédérales les plus avancées en la matière.
Les interventions et témoignages ont mis en évidence l’importance des aménagements raisonnables, la complexité de la combinaison emploi/allocations et l’existence d’un écart structurel en matière d’emploi. La conférence a ainsi contribué à alimenter la réflexion et à soutenir les actions en faveur d’une inclusion professionnelle effective et durable.
SPF en mouvement – Peppol

Peppol
Un nouveau modèle de facturation électronique
En Belgique, la facturation via le réseau électronique Peppol est devenue obligatoire, depuis le 1er janvier 2026, pour toutes les transactions entre entreprises assujetties à la TVA. Cette obligation génère des conséquences importantes dans l’organisation du travail comptable des fournisseurs du SPF mais aussi des collèges du service Budget et Contrôle de Gestion. En 2025, notre service de Budget a déjà pris des actions afin que la transition se déroule aussi harmonieusement que possible. Un petit point sur la situation.
Efficacité accrue, meilleure durabilité
La digitalisation de la facturation devrait permettre d’offrir plusieurs avantages.
D’abord un gain d’efficience. L’automatisation du traitement des factures devrait réduire les risques d’erreurs liés à la saisie manuelle des données. Elle devrait permettre également à terme de garantir des payements plus rapides, les factures arrivant directement dans le logiciel du créancier. Le système basé sur un réseau fermé et sécurisé devait limiter le risque de factures fantômes et garantir l’intégrité des données.
La conformité légale des facturations est également mise en avant.
Domaine qui nous est cher au SPF : la durabilité. Notre nouvelle manière de travailler devrait réduire considérablement non seulement les coûts budgétaires mais aussi l’impact environnemental lié à l’utilisation du papier, à l’impression et à l’envoi des factures.
Les défauts de jeunesse du nouveau système : nos collègues sont prêts à intervenir
Un nouveau système entraîne régulièrement des problèmes imprévus. Ainsi, quelques défauts de jeunesse ont déjà été constatés chez Peppol. Il semble y avoir des problèmes avec les coûts d’implémentation ; les interfaces comptables inadaptées ; la dépendance au réseau Peppol.
Ces soucis ne manquent évidemment pas d’avoir un impact sur le travail de nos collègues du service Budget et Contrôle de gestion qui sont en première ligne avec les fournisseurs. Ainsi il faut constamment informer, rassurer, conseiller sur des processus qui n’ont pas été générés directement par notre SPF.
Ainsi, dans le courant 2025, de nombreux courriers personnalisés, des e-mails explicatifs, des documents FAQ, des guides pratiques ont été communiqués à nos fournisseurs.
Un petit webinaire d’information a été tenu afin d’informer le mieux possible les médecins externes travaillant au bénéfice de la DG Personnes handicapées. Ces derniers sont des fournisseurs particulièrement précieux en tant que partenaires importants dans le process d’évaluation de la DG HAN.
Les différentes actions que nous avons entreprises au cours de l’année écoulée ont permis à nos fournisseurs de bénéficier d’un soutien lors de la transition vers Peppol. Grâce à ces actions axées sur le client, nous souhaitons, en tant que SPF, nous profiler comme un partenaire fiable avec lequel il est agréable de collaborer. En 2026, nous poursuivrons sur cette lancée et nos collègues du service budget se démènent afin de trouver, en collaboration avec les fournisseurs, des solutions aux divers problèmes rencontrés.
SPF en mouvement – Plateforme e-Procurement

Plateforme e-Procurement : vers un processus d’achat numérique plus efficace
En 2023, une nouvelle plateforme de marchés publics a été mise en service. Cette plateforme créée à l’initiative du SPF BOSA est encore en plein développement. Elle évolue progressivement vers une solution complète pour la gestion des marchés publics de bout en bout.
Fonctions principales de la plateforme au sein de notre organisation
Au sein du SPF Sécurité sociale, la plateforme est utilisée pour :
- publier et gérer des marchés publics ;
- passer des commandes sur des accords-cadres partagés dans la boutique intégrée ;
- partager avec d’autres services publics fédéraux les accords-cadres pour lesquels le SPF agit en tant que centrale d’achat ;
- établir le rapport annuel sur les marchés de faible valeur et les accords-cadres pour lesquels le SPF agit en tant que centrale d’achat ;
Afin que nos collaborateurs puissent eux-mêmes utiliser cet outil, la structure organisationnelle a été intégrée à la plateforme ; elle reprend les directions générales et leurs services, conformément à l’organigramme. La cellule Marchés publics a ensuite attribué les rôles nécessaires à tous les collaborateurs concernés, afin qu’ils aient accès aux fonctionnalités dont ils ont besoin.
Poursuite de la transformation numérique des processus d’approbation
Projet pilote « approval books »
En 2024, le SPF Sécurité sociale a participé au projet pilote « approval books » visant à numériser les flux d’approbation internes dans le cadre des marchés publics. En effet, la publication et l’attribution d’un marché nécessitent de passer par plusieurs étapes formelles d’approbation, notamment des avis, des signatures et des contrôles administratifs par différents acteurs. Jusqu’à présent, ce processus se déroulait principalement par échange d’e-mails.
Dans le cadre de ce projet pilote, cette procédure est intégrée à la plateforme au moyen d’un flux de travail numérique. À cet effet, la cellule Marchés publics a développé en 2025 des modèles standardisés qui peuvent être utilisés dans les dossiers afin d’obtenir efficacement les approbations nécessaires. Le déploiement de ces flux d’approbation numériques dans l’ensemble de l’organisation est prévu dans le courant de l’année 2026.
Gains d’efficience et avantages
Ces flux d’approbation numériques offrent des avantages importants :
- Simplification administrative : les approbations se déroulent de manière automatique et structurée, sans échange d’e-mails.
- Optimisation de l’utilisation des données : les documents étant stockés de manière centralisée dans la plateforme, l’envoi répété de pièces jointes n’est plus nécessaire.
- Transparence accrue : les parties prenantes peuvent suivre directement la progression des approbations.
- Facilité d’utilisation : les documents peuvent être signés directement sur la plateforme, sans stockage local ni opérations supplémentaires.
Cette évolution contribue à réduire structurellement la charge administrative, la consommation de données et les besoins en stockage informatique.
Soutien au processus d’achat : la fonction d’assistant
Outre les flux d’approbation, une fonctionnalité nommée « l’assistant » a également été développée. Cet outil visualise les différentes étapes du processus d’achat et fournit, pour chaque phase, une liste de contrôle des tâches à effectuer. Le suivi du processus s’en trouve renforcé, le risque d’erreurs est réduit et les données collectées peuvent être utilisées ultérieurement à des fins de reporting. La cellule Marchés publics a configuré les modèles nécessaires dans la plateforme en 2025 et commencera par tester les fonctionnalités de ce module dans son propre service.
Perspectives d’avenir
La poursuite du développement de la plateforme reste une priorité. À court terme, une fonctionnalité supplémentaire est attendue ; elle permettra de gérer et de confirmer directement dans la plateforme les participations à des marchés publics communs.
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SPF en mouvement – 6 valeurs, 6 promesses

6 valeurs, 6 promesses
Comment notre organisation réaffirme son engagement en faveur des collaborateurs
En 2025, les Services du Président ont procédé à une refonte en profondeur de nos cinq valeurs. Le comité de direction a formellement approuvé la reformulation et a ajouté une sixième valeur : la durabilité. Nous défendons désormais six valeurs qui, ensemble, constituent l’ADN de notre organisation et guident notre manière de collaborer, de prendre des décisions et d’interagir avec nos collègues et nos partenaires.
Les valeurs déterminent notre comportement dans diverses situations. Chacun applique – consciemment ou inconsciemment – son propre cadre de valeurs. En tant qu’organisation également, nous définissons clairement nos principes. Nos six valeurs contribuent à définir qui nous sommes, ce que nous faisons et comment nous le faisons. Nous sommes heureux de vous les présenter ci-dessous.
Les 6 valeurs auxquelles souscrit le SPF Sécurité sociale
Solidarité
Nous œuvrons ensemble à une protection sociale performante et une société inclusive, pour aujourd’hui et pour demain. Nous travaillons en équipe et en réseaux au sein de notre SPF et nous nous soutenons mutuellement.
Respect
Dans nos réflexions et nos actions, nous sommes ouverts aux autres et à leurs convictions, nous croyons à la force d’une société inclusive.
Nous nous efforçons de faire preuve d’équité et de respect mutuel dans tout ce que nous faisons et dans notre communication au sein de notre SPF et envers nos parties prenantes.
Confiance
La confiance est au cœur de toutes nos relations. Nous dialoguons en toute transparence et impartialité dans notre SPF et avec nos parties prenantes et nous construisons des partenariats solides.
Nous établissons des accords clairs et fiables, que nous respectons. La confiance appelle la confiance et exige le sens des responsabilités.
Développement
Nous créons, pour nous-mêmes et pour les autres, des opportunités d’évolution et d’épanouissement personnels. Nous donnons, demandons et accueillons le feed-back afin de permettre à chacun de progresser et d’améliorer nos résultats.
Nous sommes une organisation apprenante et tournée vers l’avenir, où l’innovation, l’expérimentation, la cocréation, les réseaux et le partage des connaissances occupent une place centrale. Nous aspirons ensemble à un équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
Orientation résultats
Nous visons l’excellence professionnelle et nous fournissons des produits et services de qualité, innovants et orientés usagers.
Nous atteignons nos objectifs grâce à une utilisation judicieuse des ressources, en partageant nos connaissances, en co-créant et en nous appuyant sur des pratiques fondées sur des données probantes.
Nous assurons le suivi de nos objectifs et nous procédons à des ajustements si nécessaire.
Durabilité
Nous garantissons des services accessibles et équitables aujourd’hui, tout en préservant la capacité des générations futures à vivre dans un environnement sain.
Nous intégrons les principes de bonne gouvernance, de transparence, de diversité et d’inclusion, de collaboration et dynamique participative (bottom-up), de co-création (verticale et horizontale) et un environnement de travail sain comme leviers fondamentaux pour un développement réellement durable et équitable.
La durabilité : une nouvelle valeur pour une organisation en transition
L’ajout de la valeur « durabilité » reflète notre rôle en tant qu’organisation en mouvement. Le comité de direction souligne l’importance d’une approche du travail axée sur les valeurs : celle-ci renforce le bien-être des collaborateurs, favorise la réalisation de nos objectifs et contribue à concrétiser notre mission et notre vision.
Donner vie à nos valeurs
En 2025, nous avons également pris des mesures importantes afin de rendre nos valeurs tangibles. Chaque équipe a rédigé sa propre charte, qui définit la manière dont ces six valeurs s’expriment concrètement dans le travail quotidien. Ainsi, nos valeurs ne sont pas que de simples mots sur le papier, elles se matérialisent dans notre fonctionnement et constituent pour chaque collaborateur des repères familiers et partagés.
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SPF en mouvement – Ressources humaines : chiffres clés

Ressources humaines : chiffres clés






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SPF en mouvement – Investir dans un leadership fort

Investir dans un leadership fort
Notre SPF entend être une organisation agile et performante, ce qui nécessite un leadership fort à tous les niveaux. En décembre 2025, les 26 cadres intermédiaires, c’est-à-dire les dirigeants qui travaillent directement pour les membres du comité de direction, ont achevé leur parcours de leadership de deux ans et demi.
Ils continueront à se réunir trois à quatre fois par an lors de rencontres de réseautage afin de professionnaliser davantage leur approche, d’échanger de bonnes pratiques, de réfléchir ensemble et de poursuivre leur développement.
En 2025, nous avons également lancé un programme de leadership destiné aux coordinateurs, les responsables des équipes sous l’autorité hiérarchique des cadres intermédiaires. Ce programme est constitué de quatre modules :
- Moi en tant que dirigeant au sein du SPF
- Gérer et guider mon équipe
- Construire mon équipe
- Motiver et développer mon équipe, la faire grandir
Ce programme alterne séances de formation et d’intervision permettant de discuter de situations difficiles et d’échanger des astuces. Après chaque module, chaque coordinateur rédige un rapport réflexif et en discute avec son « buddy », un autre coordinateur membre du groupe, en vue d’aboutir à un plan personnel de développement.
Avec ces initiatives en matière de leadership, nous continuons d’investir dans nos dirigeants et donc dans la stratégie future de notre SPF.
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SPF en mouvement – Le bien-être en mouvement

Le bien-être en mouvement : transformer les observations en changements durables
Fin 2024, notre SPF a mené, en collaboration avec Empreva, une analyse détaillée des risques psychosociaux au travail. Cette enquête fondée sur des données scientifiques nous donne des indications précieuses sur les facteurs de risque et de protection au sein de notre organisation.
Les résultats ont été examinés en détail dans toutes les directions générales (DG) au cours de l’année 2025 et constituent aujourd’hui la base de plans d’action tant au niveau du SPF que des DG. Ces plans ont été présentés au comité de concertation de base Prévention et Protection au Travail et font l’objet d’un suivi trimestriel.
« En juillet, nous avons réuni tous les coordinateurs des services de support pour approfondir les résultats de l’analyse des risques psychosociaux. Les échanges ouverts nous ont permis de tirer parti des points forts de chacun et de réfléchir ensemble à des actions en vue de résoudre les difficultés. Ce fut un moment enrichissant et fédérateur, qui a abouti à un plan d’action mûrement réfléchi et largement soutenu, pour lequel nous sommes tous mobilisés. »
Sigrid, Management Officer des Services de Support
Cette approche fondée sur des éléments probants cadre parfaitement avec la politique globale en matière de bien-être élaborée par le service RH. Cette politique, approuvée formellement par le comité de direction en septembre 2025, considère le bien-être comme un levier stratégique de la motivation, de la résilience et de la performance. Elle met en avant la responsabilité partagée, la collaboration pluridisciplinaire et l’amélioration continue.
La politique en matière de bien-être, le plan d’action et leur mise en œuvre nous permettent, en tant qu’organisation, de continuer à construire pas à pas un environnement de travail sain, motivant et durable pour l’ensemble de nos collaborateurs.











